Suite aux propos racistes contre Christiane Taubira ainsi que les huées à l’encontre de François Hollande lors des commémorations du 11 novembre, le conseil municipal d’Eragny est monté au créneau et appelle à « un sursaut des citoyens dans leur ensemble ».

Lors de son dernier conseil municipal, la ville d’Eragny a condamné les « comportements méprisants » à l’égard des institutions républicaines et de certains de leurs représentants. Parmi les faits qui ont choqué les élus, les insultes racistes proférées à l’encontre de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, « y compris par des enfants accompagnés de leurs parents ». Le conseil municipal a également dénoncé les sifflets et hués à destination du Président de la République, officiant dans le cadre des cérémonies mémorielles du 11 novembre. Des actes qui constituent, selon lui, « une atteinte insupportable à la Nation ».

Dans un contexte tendu, il estime que la contestation sociale croissante et l’organisation de mouvements sociaux, « ne justifient aucunement ces débordements mis en scène, qui sont un bien vilain exemple pour les Français qui souffrent et sont néanmoins respectueux de la loi, des emblèmes de la République, du bien public ». Et de conclure : « En vertu de notre éthique à tous autour de cette table, représentant dignement les citoyens d’Eragny dans leur diversité, nous manifestons par une unanimité solennelle notre rejet de cette violence toxique, ferment d’une jacquerie faussement bonhomme et mortifère, pour œuvrer à l’apaisement des esprits et des comportements, en appeler à la responsabilité républicaine des manifestants comme des responsables politiques qui seraient tentés d’excuser ces débordements (voire de les récupérer, un jour, dans les urnes) ».

Rachid Adda : « la lutte antiraciste mérite mieux qu’une action opportuniste électoraliste »

Sur le thème des propos racistes prononcés à l’encontre de Christiane Taubira, Rachid Adda, conseiller municipal MRC de Sarcelles et tête de liste « Sarcelles : notre ville, notre avenir ! » est également monté au créneau… pour dénoncer une « instrumentalisation de la lutte anti raciste et de l’affaire Taubira » de la part de la section PS de sa commune. Cette dernière a en effet organisé une minute de silence contre le racisme. « Si la lutte anti raciste mérite la mobilisation de tous au delà des clivages partisans, il n’en demeure pas moins qu’une telle mobilisation ne peut être l’objet d’une manipulation électorale souhaitant surfer sur l’élan de sympathie qu’inspire à juste titre Christiane Taubira », juge le candidat.