Actuellement suspendu de l’UMP pour avoir décidé de rejoindre une liste soutenue par Marine Le Pen lors des municipales de Gonesse, Denis Vigouroux, sera préalablement entendu par la Commission Nationale des Recours (CNR) de l’UMP avant une décision le 11 décembre.

 « Je souhaite bien évidement être entendu par la commission, je vous le demandais d’ailleurs dans mon courrier du 15 juillet dernier au siège et souhaite être informé par convocation ». Denis Vigouroux va pouvoir plaider sa cause devant la CNR de l’UMP. Répondant à une lettre du président de la commission, lui annonçant que son cas sera examiné le 11 décembre prochain, le candidat sur la liste « Rassemblement Bleu Marine » à Gonesse répond ainsi favorablement à la proposition de venir s’exprimer avant la délibération. Il avait en effet déposé un recours après avoir appris son exclusion de l’UMP en juillet dernier [voir article], au moment d’officialiser sa présence sur la liste soutenue par le Front national à Gonesse.

« Je considère toujours être membre de l’UMP »

Dans sa lettre de réponse à la Commission Nationale des Recours de l’UMP, Denis Vigouroux explique qu’il n’a jamais cessé d’adhérer aux valeurs de son parti. « Je considère, toujours, être membre de l’UMP aussi bien par ma fidélité à ma famille politique et à mes amis, que par l’adhésion à ces valeurs fortes qui nous sont communes », écrit-il. Et de justifier sa présence sur la liste soutenue par le FN : « Certes j’ai serré la main à Marine Le Pen, souverainiste de conviction, de passion, femme de caractère et de courage de passage à Gonesse, certes je participe à la construction d’une liste de rassemblement : et alors ? Vous n’ignorez tout de même pas que c’est presque toujours le cas lors de la construction d’une liste pour les municipales. »

« Je souhaite être entendu par des personnalités indépendantes »

Evoquant les conditions de son audition par la CNR, notamment connue pour avoir arbitré le conflit de la présidence de l’UMP entre François Fillon et Jean-François Copé, le candidat demande à être entendu par « des autorités indépendantes hors du Val d’Oise et surtout des personnes qui ne soient pas impliquées dans des procédures correctionnelles en cours ». Un allusion directe à Yanick Paternotte, président de la Commission Nationale des Recours de l’UMP, contre lequel le procureur de la cour d’appel de Versailles a requis deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité pour abus de faiblesse [voir article].