Suite a la publication du rapport PISA, réalisé par l’OCDE, qui a vu la France perdre deux places, la porte parole du MoDem 95, Nathalie Elimas, estime que « la remise à plat de notre système éducatif est une urgence nationale ».

La France n’est que 25e du dernier classement du Programme international de suivi des acquis des élèves (PISA) et perd deux places. Réalisé dans 65 territoires celui-ci compare les performances des élèves de 15 ans. Les résultats de l’enquête de l’OCE n’ont pas manqué de faire réagir la porte parole du MoDem 95, Nathalie Elimas, qui appelle à une réaction. « Ce recul est à la fois la conséquence d’une dégradation pédagogique et d’un accroissement des inégalités sociales, qui restent des inégalités scolaires », estime-t-elle.

Face à cette situation, la démocrate juge qu’ « il faut avoir le courage et la lucidité de mener une réforme en profondeur de notre système éducatif qui doit être remis à plat dans son ensemble ». Pour ce faire, il est selon elle nécessaire de « faire consensus et dépasser les clivages politiques ».

« Lutter contre l’injustice scolaire »

Enseignante de profession, Nathalie Elimas suggère quelques pistes : « Les contenus doivent être repensés, et la transmission des fondamentaux, que sont le Français et les mathématiques, doit être renforcée ». La porte parole du MoDem assure également qu’il est nécessaire de « valoriser le métier d’enseignant et le rendre plus attractif ». Par exemple en proposant « une formation adaptée », « des conditions d’accès à la profession cohérentes », la mise en place d’une « formation continue » et en repensant « la rémunération ».

Enfin, pour « lutter contre l’injustice scolaire », Nathalie Elimas appelle également à s’adapter. « L’enseignement doit être partout de qualité avec des personnels qualifiés, formés, et pour les zones les plus difficiles l’intervention de plusieurs professeurs dans les classes », estime-t-elle avant de conclure : « Mettre un terme à l’élitisme et à la hiérarchisation des établissements c’est aussi arrêter d’envoyer les jeunes professeurs dans les établissements difficiles, sans moyens. C’est l’échec assuré de part et d’autre ».