L’Ile de France et le Val d’Oise en particulier ont connu une situation exceptionnelle de pollution de l’air par son ampleur et sa durée. Du jamais vu depuis décembre 2007. « Pourquoi la pollution du transport aérien est-elle passée sous silence ? », interroge l’Advocnar.

 L’Advocnar s’étonne du "grand silence sur la contribution polluante du transport aérien". Et l’association de riverains d’inviter à regarder de plus près la carte de la pollution produite par Airparif : "Il n’y a pas besoin d’être grand spécialiste pour remarquer deux belles tâches rouges sur les cartes d’Airparif, une sur la zone aéroportuaire de Roissy Charles-de-Gaulle, l’autre sur celle d’Orly".
 
"Les émissions problématiques sont les oxydes d’azote (NOx), les particules fines (PM) et les composés organiques volatils (COV), puisque la similitude du kérosène avec le gazole fait que la pollution des avions est identique à celle des moteurs diesel, mais plus grave, car en échappement libre, affirme l’Advocnar. Les procédés de réduction de pollution (filtre à particules, pot catalytique…) n’existent pas sur les réacteurs d’avion".
 
Le trafic aérien national est concentré à 60 % sur l’Île-de-France, région 10 fois plus peuplée que les autres régions. "Une évaluation objective et complète de la pollution chimique due au transport aérien et de son impact sanitaire est nécessaire", insiste l’Advocnar qui demande aux pouvoirs publics la prise des décisions qui s’imposent, à commencer par "une mesure de bon sens" : "la réduction du trafic aérien en cas de pic de pollution, qui est prévue par l’article 181 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, mais n’a jamais été appliquée".
 
"Des mesures de fond doivent également s’appliquer : Plafonnement du trafic aérien en Île-de-France Trajectoires épargnant les zones densément peuplées. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités face aux lobbies aériens pour protéger la santé des populations", conclut l’Advocnar.
 
 

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