Arcole, principal actionnaire de la société Mory Ducros a formulé un offre de reprise impliquant la reprise de 1754 salariés de l’entreprise et 1900 sur l’ensemble du groupe. Insuffisant pour Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et pour le Parti de Gauche.

 Les syndicats et représentants du personnel de Mory Ducros ont pris connaissances jeudi des offres de reprise déposées devant le tribunal de commerce de Pontoise. A l’instar des salariés, les politiques ont vivement réagi à la proposition d’Arcole. Jean-Pierre Blazy fustige ainsi une offre « ni recevable ni acceptable ». En cause, le fait que le repreneur potentiel ne souhaite conserver que 1754 salariés de Mory Ducros et 1900 sur l’ensemble des trois filiales du groupe. « Il est impossible qu’un réseau de messagerie soit économiquement viable avec seulement 1754 salariés repris et 40 agences seulement conservées », estime l’élu.  

Autre problème, Arcole a tenu compte dans son offre d’une participation financière théorique de l’Etat et conditionne notamment celle-ci à une absence de mouvement social du personnel et à la date butoir fixée par l’entreprise au 31 janvier. « Le Gouvernement ne pourra mobiliser le Fonds de résistance économique comme je le souhaite que si le repreneur présente une offre véritablement capable de rétablir durablement l’entreprise et de traverser la crise », précise l’élu qui demande au repreneur potentiel de revoir son offre. Et d’ajouter : « Il est également indispensable de préparer le Plan de Sauvegarde de l’Emploi en relation avec les organisations syndicales car quel que soit le périmètre de la reprise, un plan social important est inévitable. Arcole Industries doit financer des mesures d’accompagnement financier à la hauteur. »

« C’est toujours les mêmes qui sont sacrifiés ! » pour le Parti de Gauche

De son côté, le Parti de Gauche monte au créneau pour défendre le personnel de Mory Ducros, dont les 370 personnes du site de Gonesse. « Des milliers de salariés vont payer les erreurs de stratégies et de management de la direction dans une conjoncture défavorable », considère la fédération valdoisienne qui tacle Arcole. « L’état va donc aider celui qui est responsable de ce désastre et qui vit sur le dos des entreprises en difficultés ».