Quatre heures du matin. Lucien, déguisé en Louis XIV, revient du bal des Quatz’arts, dégoulinant et malade. Mauvaise humeur de l’épouse réveillée en sursaut suivie de querelles conjugales aussi vives que piquantes. On sonne : Joseph, un domestique, vient annoncer la mort de la mère de Madame. Le couple se prépare à rendre visite à la défunte mais certains propos font comprendre que le domestique a commis une erreur lourde de conséquences…

La Compagnie des Passe Volant participe au festival de Théâtre amateur de Montmagny « Scènes d’hiver » le samedi 18 janvier à 17h00 en interprétant :
« Feu la mère de madame »

Une comédie de Georges Feydeau, mise en scène par Philippe Deleuze
Le festival « Scènes d’hiver » est co-organisé par le centre culturel Art’M de Montmagny et le C.O.D.E.V.O.T.A.

Avec : Philippe Deleuze, François Legallais, Elisabeth Pefferkorn et Caroline San Miguel.
Mise en scène de Martine & Philippe Deleuze
Création et construction des décors : Philippe Deleuze – Guy Lambert – Annie Mabille – Christian Vauthier
Costumes & accessoires : l’ensemble de la distribution, avec l’aide de Micheline Bouvet
Création des lumières, de la bande-son & des supports de communication : François Legallais
Régie son & lumière : Christian Vauthier

« Feu la mère de madame » Samedi 18 janvier à 17h00
Chapelle du Séminaire – Pôle Pergame – 6, rue de Montmorency – Montmagny

 
Parking à proximité de la mairie
Accès handicapé par l’entrée principale
Tarif adulte: 7,00 €
Tarif enfant : 5,00 €
 
Renseignements sur la pièce auprès de Philippe Deleuze :
01 34 09 88 75 / 06 20 51 57 36
hubden@free.fr  –  www.passevolant.fr 

Concernant la pièce, rendez-vous à cette adresse

http://www.passevolant.fr/Feydeau-a-Montmagny

L’auteur : Georges Feydeau
Très jeune, Feydeau néglige ses études et préfère se consacrer à l’art dramatique. Mais ses dix premières pièces sont vouées à l’échec. En 1886 enfin, « Tailleur pour dames » est représenté au Théâtre de la Renaissance, ce qui lui vaut des encouragements de Labiche lui-même. La consécration vient en 1892 avec trois de ses pièces : « Monsieur chasse », « Champignol malgré lui » et « Le Système Ribadier ». S’ouvre l’ère du succès, dépassant même les frontières hexagonales, Feydeau faisant parler de lui en Europe et outre-Atlantique.
Bien que le vaudeville ne soit pas un genre nouveau, Feydeau l’a révolutionné en y ajoutant ses touches personnelles. Par exemple, l’une de ses techniques est de mettre en présence deux personnages qui ont toutes les raisons du monde de ne pas vouloir se rencontrer. Il s’amuse également à parodier la médiocrité des bourgeois et des parvenus. En 1894, il triomphe avec « Un fil à la patte » et « L’hôtel du libre-échange ». Deux ans plus tard, il réitère l’expérience avec « Le Dindon ». En 1900, sa pièce « La Dame de chez Maxim » est jouée plus de mille fois : la consécration !
Après d’autres pièces à succès, toutefois, Feydeau commence à se lasser des vaudevilles. Suite à son divorce, il recherche alors dans son expérience personnelle une idée d’un genre nouveau. C’est ainsi que naît ce que l’on pourrait appeler la farce conjugale. Parmi ces pièces, on peut citer : « Feu la mère de Madame », « On purge bébé », « Léonie est en avance » écrites de 1908 à 1916. Il entre officiellement au répertoire de la Comédie-Française en 1941 avec « Feu la mère de Madame ».

La fin de la vie de Feydeau ressemble plus à une tragédie qu’à une comédie : interné deux ans à Rueil-Malmaison en raison de troubles psychiques causés par la syphilis, il tire sa révérence en 1921, léguant à la postérité vingt-six pièces dites « de boulevard » très régulièrement jouées.

 

Les metteurs en scène
Formée notamment auprès de Jean Herel, disciple de Jean-Louis Barrault, Martine Deleuze a joué de nombreux rôles du répertoire classique et contemporain, de Molière à Tchékov en passant par Cocteau, Buzatti ou Fassbinder. Au sein des Passe Volant, outre une douzaine de farces médiévales, elle a monté « Femmes sans importance » (Cocteau, Obaldia, Bourdet, Bennet), « Drôle de salade à la cuisine » et « Bonne fête Suzette » (Toutain et Denis),  « On purge bébé », « Mais n’te promène donc pas toute nue » et « Feu la mère de Madame » (Feydeau). Elle a également créé le spectacle « Autour du chat noir » qui unit des poèmes de Bernard Dimey et des chansons réalistes autour du Montmartre d’autrefois, avec son mari Philippe. Depuis qu’elle le connaît, elle a entraîné ce dernier dans son sillage et n’a jamais cessé de jouer avec lui et la Compagnie des Passe Volant qu’ils ont créée ensemble en 2007. Philippe l’assiste dans la mise en scène quand il ne dirige pas lui-même, il écrit des farces médiévales et préside aux destinées de l’association. Passionné de cinéma et de bande-dessinée, il intervient également sur la conception des décors, des visuels et des bandes-sons.

Les interprètes :

 

Édouard Bardizvartian : spécialiste des fainéants dans les farces médiévales qu’il affectionne particulièrement, Édouard a tellement la tête dans les étoiles qu’il les connaît toutes par leur petit nom ! Il aime également participer aux matchs d’improvisation. Au sein des Passe Volant, il a joué dans Drôle de salade à la cuisine, Feydeau sans dessus dessous et Je de dames, en plus des farces.

 

 

 

Olga Bepoldin : elle tire de ses origines russes un tempérament slave bien trempé. Outre le théâtre, Olga pratique plusieurs sortes de danses, elle fait partie de l’association Autour de Léonardo et de la Compagnie Equistoria au sein de laquelle elle participe entre autre à des spectacles de feu. Au sein des Passe Volant, elle a joué dans Drôle de salade à la cuisine, Bonne fête Suzette, Feydeau sans dessus dessous et Je de dames, en plus des farces.

 

 

 

Guillaume Bouvet : bien qu’étant l’un des derniers arrivés dans la troupe, Guillaume a déjà fréquenté les planches et lui aussi fait partie de l’association Autour de Léonardo. Il est également porté sur les nouvelles technologies, le montage audio et vidéo, la photographie et l’art de la jongle… avec du feu les soirs de pleine lune ! Au sein des Passe Volant, en plus des farces, il a déjà joué dans Feydeau sans dessus dessous.

 

 

 

Jean-Pierre Cuvellier : imitateur et ventriloque, il a surtout un don sans pareil : celui de faire des jeux de mots avec un débit impressionnant, ce qui l’a conduit naturellement vers la scène. Spectacles de variétés à partir de1983 avec la Compagnie du Message puis spectacles historiques avec Autour de Léonardo. Au sein des Passe Volant, il a joué dans Femmes sans importance, Drôle de salade à la cuisine, Bonne fête Suzette, Feydeau sans dessus dessous, en plus des farces.

 

Philippe Deleuze : voir page 5. Au sein des Passe Volant, en plus d’écrire et de mettre en scène, Philippe a joué dans Femmes sans importance, Drôle de salade à la cuisine, Bonne fête Suzette et Feydeau sans dessus dessous. Lui aussi fait partie de l’association Autour de Léonardo.

 

 

François Legallais : il intègre sa première troupe à l’âge de dix ans puis joue dans plusieurs compagnies où il interprète des rôles classiques et contemporains, signe trois mises en scène et anime un atelier théâtre en milieu scolaire. Au sein des Passe Volant, il s’occupe des lumières, du son, des supports de communication et compose des musiques. Il a joué dans Femmes sans importance, Drôle de salade à la cuisine, Bonne fête Suzette et Feydeau sans dessus dessous, en plus des farces.

 

Élisabeth Pefferkorn : elle s’est essayée aux tréteaux dans les Yvelines, avant de rejoindre l’association Autour de Léonardo au sein de laquelle elle a joué plusieurs spectacles historiques. Au sein des Passe Volant, elle a joué dans Drôle de salade à la cuisine, Je de dames et Feydeau sans dessus dessous, en plus des farces. Parlez-lui de trains, il n’est pas certain qu’elle vous répondra ! Mais si vous la questionnez sur Berlin, elle se montrera intarissable…

 

Caroline San Miguel : passionnée de Country, à la fois réservée et enjouée, Caroline est tombée dans le théâtre par accident et depuis s’y plaît énormément. Au sein des Passe Volant, en plus des farces, elle a joué dans Femmes sans importance, Drôle de salade à la cuisine, Bonne fête Suzette, Je de dames et Feydeau sans dessus dessous. Sa frilosité légendaire n’a d’égale que son culte de la tisane et du moelleux au chocolat ! Fait aussi partie de l’association Autour de Léonardo.

 


La Compagnie des Passe Volant s’est constituée en 2007 à l’initiative de Martine et Philippe Deleuze, comédiens amateurs ayant déjà une solide expérience de la scène. Ils ont entraîné dans leur sillage une quinzaine de passionnés qui, comme eux, participent chaque année au spectacle proposé par l’association Autour de Léonardo au château d’Ecouen. À ce noyau dur se sont joints d’autres adeptes de la scène, au fil des ans. La plupart d’entre eux ont déjà participé à des spectacles de théâtre, de danse, de mime ou de cabaret. Chacun apporte son talent, ses compétences et son enthousiasme. Certains ne jouent pas mais construisent des décors, cousent des costumes, composent des musiques, maquillent, coiffent, fabriquent des accessoires, règlent les lumières, tiennent des régies, filment, photographient, rafraîchissent le site internet de la troupe. La logistique compte autant que le jeu des comédiens ou le travail du metteur en scène.
Notre Compagnie des Passe Volant a pour seule ambition de divertir le public tout en se faisant plaisir. Regroupant des amateurs de théâtre de tous horizons, nous vous proposons des spectacles aussi variés que des soirées cabaret à la mode montmartroise, des farces médiévales burlesques, des pièces classiques et contemporaines, etc. Seuls la passion du théâtre et le plaisir de jouer ensemble nous motivent, car nous sommes des amateurs au sens où Jacques Copeau l’entendait : ceux qui aiment leur art avant tout.