« Commémoration, la Grande Guerre » : les témoignages de 14 passent d’abord par le roman, alors commémorons pour retrouver Maurice Genevoix qui, sans pareil, a évoqué la mort de ses camarades avec une compassion, une tendresse, et une force inouïes dans « Ceux de 14 ». C’est plus que ce l’on pouvait demander à des hommes, dit-il, et nous l’avons fait… si ça, ce n’est pas romanesque…

Le Salon du livre d’Argenteuil est la continuité de rencontres autour du livre d’histoire qui se tenaient au lycée Georges Braque à l’initiative de professeurs d’Histoire Géographie qui attiraient plusieurs centaines de visiteurs autour de quelques auteurs, de tables de littérature et d’ouvrages historiques.

La guerre c’est la guerre des hommes, la paix, c’est la guerre des idées
Un salon 2014 en bleu horizon

Cette année, nous mettrons le projecteur sur la Grande Guerre qui aura 100 ans, l’occasion de revenir sur les causes et les conséquences du conflit, et redécouvrir cette littérature de témoignages si importante pour le roman historique. Une époque où l’on ne parlait pas encore d’autofiction.

Des invités
Romain Slocombe

Il utilise depuis longtemps l’Histoire comme un élément central de ses romans. Rencontre avec un auteur de polar amoureux de l’Histoire.

Né en 1953, Romain Slocombe participe, après des études d’art, à l’aventure artistique du groupe Bazooka, notamment au tout début de celle du magazine Métal Hurlant (années 70), pour lequel il produit des œuvres naviguant entre bande dessinée et illustration. Ses thèmes de prédilection se focalisent rapidement autour du Japon et du roman policier.

En 2011, il publie Monsieur le Commandant, un roman sous forme de lettre de dénonciation, où le personnage principal, académicien pétainiste et antisémite, tombe follement amoureux de sa belle-fille avant de demander à ce qu’elle soit déportée. Son livre en haut des listes de meilleures ventes en librairie nous replonge dans cette époque, un formidable documentaire sur les sombres années de l’occupation.
« Le résultat est extraordinaire et fait de ce livre non seulement le meilleur de la collection mais, sans aucun doute, l’un des livres phares de cette année 2011 » François Busnel, l’Express

Un invité jeunesse
Olivier Mélano

Des choix éclectiques, un sens du récit et un goût pour la documentation soignée. Olivier Mélano est vite devenu un pilier de la collection

 

 

 

Archimède à l’école des Loisirs dont il a réalisé plus d’une douzaine d’albums.
Olivier Mélano a ainsi exploré de nombreuses périodes historiques à travers ses albums.

 

 

 

Jean Pierre Barlier
Né en 1941. Agrégé d’histoire, a enseigné au Lycée d’État de garçons de Laon, au Lycée Paul Lapie de Courbevoie, au collège Claude Monet de la Zup Nord d’Argenteuil de 1972 à 1988, au Lycée J. Ferry de Conflans Sainte-Honorine.

D.E.S. en 1967 sous la direction de R. Mousnier, DEA d’histoire moderne en 1994 sous celle de Daniel Roche, a publié Bezons au XVIII° siècle dans une histoire collective de Bezons, aux éditions du Valhermeil en 1994, La Fronde dans le Nord et le Nord-Ouest de la Région parisienne, Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d’Oise et du Vexin 2005, ainsi qu’en 2009 Les épidémies dans le Nord et le Nord-Ouest de la Région parisienne à la fin du XVIII° siècle, et différents articles sur les pêcheurs de Seine, La canalisation de la Seine XVIII°-XIX°, la Capitainerie des chasses de Saint-Germain, la Foire de Bezons &c. dans Vivre en Val d’Oise.

Gérard Streiff
Docteur en Histoire, universitaire, journaliste, Gérard Streiff a publié une quarantaine d’ouvrages dont de nombreux polars adulte et jeunesse. Il a été correspondant à Moscou. Ce séjour lui a inspiré plusieurs récits noirs : Les yeux de Lénine et Le putsch.

Gérard Streiff a publié une trentaine d’ouvrages : essais sur l’histoire de l’intelligentsia de gauche dans les années 50, biographies, romans d’aventures et romans noirs.
C’est avec une œuvre à destination de la jeunesse, Le Port du désert qu’il fait ses débuts de romancier. S’en suivront d’autres romans comme Les Pilleurs de fresques (1999), Maudit détroit (2001) et Piège à loups (2002). Le polar « Entourlooping » sort mi-février aux Nouvelles Éditions Krakoen

 

Jacques Kamb
Jacques Kamb, né à Paris débute à 17 ans comme dessinateur de presse humoristique. Il est également scénariste pour les éditions Vaillant, Il a illustré pour Vaillant/Pif Gadget, il crée en 1978, Dicentim le petit franc.

 

Nous le recevons pour son livre : Le petit clown à l’étoile.

Planning salon

Rencontre croisées, dédicaces d’auteurs, tables rondes et ventes de livres se dérouleront toute la journée.

10h00 ouverture du salon

10h30 table ronde
Rencontre avec Catherine Haegeman, journaliste qui nous parlera de son expérience d’écriture de roman historique avec une classe de collège en collaboration avec l’auteur Alain Bellet

16h00 Inauguration du salon

Cérémonie de couverture en présence des personnalités et des membres de l’association

17h00 Débat avec Romain Slocombes. La littérature sous l’occupation.
Comment aborder le fait historique à travers le roman, la légèreté est-elle le privilège de la littérature ? L’ironie est-elle évitable alors que l’époque considérée a connue la délation et l’ignominie ?
Modérateur Dominique Mariette

18h30 Apéro d’époque

Rutabaga, topinambour, byrrh et anisettes . . .

19h30 Tout a une fin . . . à suivre

Des associations invitées
Société Historique et Archéologique d’Argenteuil et du Parisis, Le Vieil Argenteuil

Association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine Recherche historique et archéologique sur Argenteuil et le Parisis
Conférences pour les sociétaires ou pour d’autres sociétés franciliennes
Participation à des colloques, journées d’études
Sorties et excursions à thème historique et/ou archéologique

Le club de lecture de la bibliothèque d’Argenteuil

Près de cent lecteurs ont participé à la première édition du jury littéraire, ouvert à tous les argenteuillais cette année.

Animations jeunesse
Jeux et Lectures
Les animations jeunesses ont été réalisées par Thifaine de la libraire
Le Presse Papier

Des expositions
« l’occupation, les années 40 »
Elles viennent souligner le thème annuel : 2013
Élaborée par les élèves du Lycée Georges Braque en collaboration avec leurs professeurs.

L’illustratrice de l’affiche
Rita Mercedes

Une série de dessins originaux de l’illustratrice de l’affiche du salon 2013, que l’on a l’habitude de retrouver dans les pages du monde,
Télérama et du Magazine littéraire. L’exposition comprend une vingtaine de ses dessins de presse publiés à la une du magazine littéraire.

Une nouvelle salle pour un nouveau salon
Une date récurrente, le deuxième week-end de février.

L’événement devient un peu un rituel saisonnier
Située en plein centre ville en bord de Seine, la salle Jean Vilar est à 5 min de la Mairie d’Argenteuil.

Didier Daeninckx
L’Histoire comme matière

Né en 1949, à Saint-Denis, Didier Daeninckx a exercé pendant une quinzaine d’années les métiers d’ouvrier imprimeur, animateur culturel et journaliste localier. En 1984, il publie Meurtres pour mémoire dans la « Série Noire » de Gallimard. Il a depuis fait paraître une trentaine de titres qui confirment une volonté d’ancrer les intrigues du roman noir dans la réalité sociale et politique.

Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés dans des collections destinées à la jeunesse (Syros-Souris Noire, « Page Blanche » chez Gallimard, Flammarion). Il est également l’auteur de nombreuses nouvelles qui décrivent le quotidien sous un aspect tantôt tragique, tantôt ironique, et dont le lien pourrait être l’humour noir.
Il a obtenu de nombreux prix (Prix populiste, Prix Louis Guilloux, Grand prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse…), et en 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son œuvre. « En oubliant le passé, on se condamne à le revivre » dit Didier Daeninckx, ses livres sont la preuve que ranimer ces héros oubliés c’est leur rendre hommage…

André Loez
Revenir sur l’Histoire

Historien, spécialiste de la Grande Guerre
Agrégé d’histoire, André Loez est enseignant (IEP de Paris, Lycée Georges Braque, Argenteuil) et doctorant en histoire contemporaine (Université Montpellier-III-Paul Valéry). Il a contribué à plusieurs ouvrages sur la Première Guerre mondiale, dont Vrai et faux dans la Grande Guerre (dir. Chr. Prochasson, La Découverte, 2004), Le Chemin des Dames, de l’événement à la mémoire (dir. N. Offenstadt, Stock, 2004), et édité les Carnets secrets d’Abel Ferry (Grasset, 2005)
.

André Loez a coécrit avec Rémy Cazals La Vie au quotidien dans les tranchées de 1914-1918 (Cairn, 2008). André Loez poursuit des recherches sur l’histoire sociale de la guerre et les mutins de
1917.

Sylvie Thénault
Travailler sur la guerre

Historienne spécialiste du droit et de la répression coloniale en Algérie, Sylvie Thénault a d’abord travaillé sur la période de la guerre d’indépendance, avant d’élargir ses recherches à l’ensemble de la période coloniale (1830-1962). Née en 1969, agrégée et docteur en histoire, associée à l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), Sylvie Thénault est chargée de recherche au CNRS (centre d’histoire sociale du XXe siècle). Elle est spécialiste de la répression légale des nationalistes algériens.

Sylvie Thénault a consacré sa thèse, publiée sous le titre Une drôle de Justice, Les magistrats dans la guerre d’Algérie (La Découverte, 2001), aux législations d’exception votées à l’occasion de cette guerre et leur application dans le domaine judiciaire : intervention de l’armée, dotée des pouvoirs d’arrestation, détention et interrogatoire des « suspects », instruction des affaires confiée aux magistrats, jugement par les tribunaux correctionnels et par les tribunaux militaires… Elle s’intéresse aujourd’hui aux camps d’internement, sur lesquels elle a publié plusieurs articles.

Rita Mercedes
Illustrer !

Elle avait signé l’affiche du salon 2013, elle se lance dans l’illustration de presse en 1993. Elle met en images ses propres textes et, inversement.
« Les Incrustaces » aux éditions de l’association.
Quelque part dans un pays lointain, deux hommes errent sur les plages en quête d’amis ou de tranquillité. Après avoir dégotté un bateau dans de louches conditions, ils embarquent pour une croisière à la dérive, pleine de créatures surprenantes, d’angoisses et de splendeurs au milieu d’une mer sombre et agitée.

Ce voyage, entamé pour tromper l’ennui, les amènent à accoster en des terres hostiles, peuplées tantôt de sirènes, d’Ostraciens ou de touristes. Ils doivent lutter avec des Visigres, monstres marins « parfaitement identifiables à leurs poils sous les bras », ou des naufrageurs sauvages. Leurs rêves de gloire se brisent sur un brutal retour à la réalité, qui inaugure encore de nouveaux songes.
Exposition et jeux littéraires autour de ses dessins de presse.

Gérard Streiff
L’archive romanesque

Docteur en Histoire, universitaire, journaliste, Gérard Streiff a publié une quarantaine d’ouvrages dont de nombreux polars adulte et jeunesse. Il a été correspondant à Moscou. Ce séjour lui a inspiré plusieurs récits noirs : Les yeux de Lénine et Le putsch. Il a publié une trentaine d’ouvrages : essais sur l’histoire de l’intelligentsia de gauche dans les années 50, biographies, romans d’aventures et romans noirs.

C’est avec une œuvre à destination de la jeunesse, Le Port du désert qu’il fait ses débuts de romancier. S’en suivront d’autres romans comme Les Pilleurs de fresques (1999), Maudit détroit (2001) et Piège à loups (2002) Le polar « Entourlooping » sort mi-février aux Nouvelles Éditions Krakoen

Olivier Mélano
Transmettre le plaisir historique

Depuis 1996, il publie aux éditions l’École des Loisirs des albums documentaires qui mélangent pédagogie et histoire, professeur d’arts plastiques, il est également auteur et illustrateur. Son attrait pour l’histoire se retrouve dans ses albums à travers des scénarios documentés.

La disposition des images et des textes proche de la bande dessinée donne à ses livres un caractère unique. La multiplication des images permet à l’auteur de donner le plus d’informations possibles.
Privilégiant les dessins à la mine de plomb, l’encre, l’aquarelle ou encore la gouache.

Hélène Waysbord
Reconstruire la mémoire

Éditions Christian Bourgois
« L’Amour sans visage est un récit autobiographique dont la structure est un peu comme celle d’un manège où tout tourbillonne.

L’impulsion initiale est donnée par un événement dramatique et ineffaçable : à la sortie de l’école, un jour d’octobre 1942, c’est une autre main que celles de ses parents (« partis en voyage », lui dira-t-on) qui se saisit de celle d’une petite fille, et pour elle aussitôt, elle le comprend, tout bascule. Sauvée elle passera la guerre dans un village de l’ouest, où ceux qui l’ont recueillie tiennent un café. Cette plongée dans la campagne de la France occupée, et ce qui lui fera suite, dans la prime jeunesse comme à l’âge adulte, tout repose sur un puits de silence – celui où ses parents ont disparu : le mouvement de ce livre est justement d’aller puiser à cette eau, de remonter de l’oubli vers la mémoire »

L’auteure, Hélène Waysbord-Loing fut sauvée de la déportation et de la mort, par la famille Médée d’Évron, en 1942. Ses parents, eux, sont partis soudainement pour ne plus revenir. Aujourd’hui Présidente de la Maison d’Izieu, elle témoigne de manière poignante de ce que peut signifier le moment où tout bascule.
Auteur de nombreux rapports officiels, l’Amour sans visage est son premier ouvrage de fiction. Mêlant des éléments autobiographiques à la fiction, l’auteur nous fait retrouver le quotidien d’un village français dans la guerre, l’arrivée d’une enfant venue d’ailleurs ; elle nous fait entrevoir ses années de femme dans les couloirs du pouvoir. Son parcours exceptionnel est revisité dans un acte de remémoration mêlant le regard de la femme et celui de l’enfant. Humour, douleur et tendresse pour les disparus.

Charlotte Roederer
Des crayons pour raconter

Charlotte Roederer est rentrée par hasard dans une école de dessin à Strasbourg.
En créant des livres pour la jeunesse, elle peut se replonger avec délice dans son univers favori: l’enfance. Chez Gallimard Jeunesse, elle a déjà illustré « L’école maternelle », « L’hôpital », « Les cinq sens » dans la collection Mes Premières Découvertes.

Charlotte Roederer a également illustré le livre documentaire sur la Seine à Argenteuil . Ce livre mêle des photos documentaires montrant les berges d’Argenteuil au XIXe siècle ou aujourd’hui.

Une heure sous les couvertures de . . .
Anne Sophie Lanquetin
Miette

Dernier livre né de l’imagination prolixe d’Isabelle Dubois.
Filant à tire-d’aile dans le ciel ou posée sur la plus haute branche d’un arbre, elle sera toujours ton guide au-dessus des rues et des quartiers d’Argenteuil. Des Coteaux au Centre-ville, du Val-d’argent-nord au Val-d’argent-sud, tu croiseras aussi des enfants qui te ressemblent : Aïssa et Margaux, Joachim et Manuel, Dounia et Titouan – sans oublier leur chien Baggy et le petit Basile… Observé par le regard malicieux de Miette, tu assisteras en leur compagnie à une course cycliste sur la butte d’Orgemont, tu vendangeras la vigne municipale ou tu participeras à la fête des cultures au parc du Cerisier… Un livre qui mêle des plans de quartiers de la ville librement interprétés par Anne-Sophie Lanquetin, des scènes animées, joyeuses et colorées et des photos documentaires.
Miette la mésange bleue, à la découverte des rues d’Argenteuil
Illustrations : Anne-Sophie Lanquetin
Conception et texte : Isabelle Dubois
À partir de 5 ans

Christine Beigel
Éloge de la transmission

Christine Beigel poursuit des études de langues pour se destiner à la traduction, par amour des cultures, des civilisations et du voyage.
Un mémoire sur Raymond Queneau la plonge dans l’écriture. Romans policiers, contes, albums, textes à jouer ou à danser, divers projets voient le jour.

Son public a entre trois et dix-huit ans, parfois même bien plus.
Aujourd’hui, elle partage son temps entre Paris, l’île de Majorque et les trains qui la mènent dans les classes où elle est invités à animer des ateliers d’écriture ou parler de son métier.

Hervé Bennezon – Martine Lagain – Sophie Marvaud
Histoire d’Argenteuil
– Mémoire d’une ville
Ville d’Argenteuil en coédition avec les Éditions du Valhermeil, 176 pages illustrées font revivre la passionnante histoire de la ville, depuis la formation géologique du site et les premières installations humaines de la préhistoire jusqu’aux grandes mutations industrielles et urbaines des XIXe et XXe siècles, l’ouvrage offre un voyage à travers les siècles. De l’homo ergaster aux viticulteurs, d’Héloïse à Robert Montdargent, c’est l’occasion de découvrir un peu plus l’histoire de cette ville au passé chargé.
Les trois auteurs, Sophie Marvaud, Hervé Bennezon et Martine Lagain dévoilent des détails sur le mode de vie des habitants, sur les coutumes, expliquent comment Argenteuil a été marquée par les différentes époques historiques.
Cartes postales anciennes, dessins du vigneron Delacroix, cartes et documents d’époque : le récit est servi par une iconographie riche et fouillée, en provenance des structures municipales (musée, services Archives et Patrimoine), de la Société historique et archéologique d’Argenteuil et du Parisis, de collectionneurs locaux ou encore de sources nationales.
Ce livre fait revivre les figures importantes qui ont marqué l’histoire de la ville, d’Héloïse à Gabriel Péri en passant par Mirabeau et Claude
Monet.

Pierre Place
Auteur, illustrateur
Mettre l’Histoire en image

Magistrale évocation d’un conflit père-fils sur fond de fresque sociale !
Giani et Nouredine ont grandi ensemble à Saint Nazaire. L’un est fils d’immigrés italiens, l’autre a des parents kabyles qui sont arrivés en France plus récemment, après la guerre d’Algérie. Ils sont unis comme les doigts de la main, amis pour la vie. Mais à mesure qu’ils grandissent, et qu’ils deviennent comme leurs aînés ouvriers sur les chantiers navals, Nouredine se radicalise.

Éternel révolté dont la colère jamais éteinte se nourrit du silence de son père Lounès, qu’il soupçonne d’avoir été un planqué pendant le conflit algérien, Nouredine joue l’affrontement, jusqu’à devoir s’enfuir vers cette Algérie qu’il n’a jamais vue. Giani, son copain pour toujours, l’y rejoindra pour une confrontation forcément douloureuse, tandis qu’une série de flash-back permet de découvrir ce qu’a vraiment fait Lounès pendant la sale guerre, et pourquoi il s’est si longtemps muré dans le silence… Le Silence de Lounès est une poignante histoire de filiation, pleine de non-dits, de fureurs rentrées, de violence et d’espoirs déçus. Avec son goût de toujours pour les fresques sociales, ses prises de positions sans ambiguïté et son talent pour aller au fond des êtres et des situations, Baru signe un scénario magistral, mis en images par un jeune dessinateur dont on reparlera.

Jean-Pierre Hoss
Intimiste et universel

Après avoir accompli, à sa sortie de l’ENA, un parcours très diversifié au Conseil d’État et à la tète de plusieurs sociétés et établissements de l’audiovisuel et du cinéma. Jean-Pierre Hoss nous livre un premier roman. Il a pour cadre une banlieue qu’il connaît bien, sur laquelle il a publié, en 1969, un ouvrage de science politique : Communes en banlieue, Argenteuil et Bezons (Armand Colin).

 

Son livre raconte l’histoire d’un adolescent, François, qui vit dans une cité industrielle de la banlieue parisienne. En 1962, l’année de ses 16 ans, il découvre l’amour et la politique. Périlleux apprentissage : cette année-là, la guerre d’Algérie finissante sème la violence jusque dans les rues de Paris.
 

Sophie Marvaud
Historienne et romancière

« Un auteur pour la jeunesse, bien sûr !… Mais aussi pour adultes. Une spécialité : le roman historique.
Sa spécialité ? L’Histoire, qu’il s’agisse de romans ou de documentaires. Elle aime réfléchir aux informations pertinentes à transmettre de manière claire.

Mais rien n’est meilleur que d’inventer des aventures vécues par des personnages attachants qui auraient pu exister, et qui, parfois, ont existé.
Voila plein de bonnes raisons d’accueillir Sophie sous les couvertures du salon 2014 »

Histoire et bandes dessinées
Nombreux sont aujourd’hui les récits dessinés qui évoquent la Première Guerre mondiale et certains critiques vont même jusqu’à parler d’une nouvelle écriture BD de la guerre.

En ce sens, le neuvième art interroge l’historien : dans quelle mesure retrouve-t-on dans la bande dessinée les évolutions de la représentation de la « Grande Guerre » ?
L’œuvre de Tardi explore largement la Première Guerre mondiale. Des bandes dessinées telles que C’était la guerre des tranchées, La fleur au fusil, ou Varlot soldat… apparaissent comme autant d’objets de médiation culturelle contribuant à la construction d’une mémoire iconographique plus ou moins objective de la Grande Guerre.

Le der des ders
Paris, janvier 1920. L’ancien combattant Eugène Varlot, reconverti en détective privé, est contacté pour une mission par l’ancien « héros » du 296e régiment d’Infanterie, le colonel Fantin de Larsaudière. L’enquête, présentée à l’origine comme un banal constat d’adultère, va finalement mener aux mutineries de 1917 et au trafic de stocks américains d’après-guerre, se révélant de ce fait pleine de dangers…
En adaptant fidèlement cette œuvre de Didier Daeninckx, maître du roman noir, Tardi se délecte. D’une part idéologiquement, en revenant sur la dénonciation de la guerre ; d’autre part graphiquement, en dessinant magnifiquement Paris et ses banlieues au début du XXe siècle.

L’étude de cette adaptation permet d’appréhender la richesse et la particularité de la bande dessinée, notamment au travers des notions d’ellipse, de suspense, de registre de tangue, de pastiche et de parodie. Elle permet aussi de découvrir certains aspects peu connus de la Première Guerre mondiale, comme la mutinerie des troupes russes en France.

« Sous les couvertures » – communauté de lecteurs –  remet le couvert et organise son Second Salon du Livre de Lecteurs  
Dimanche 9 février de 10 à 19h à l’espace Jean Vilar d’Argenteuil
 « Ce que le roman apporte à l’histoire »
Entrée libre et gratuite

Une journée pleine de … rencontres, débats, découvertes, dédicaces, lectures …

Rencontres littéraires


10h00 -19h00 : Rencontres en continu avec la communauté de lecteurs
, Sous les couvertures. Durant tout le salon les membres de l’association vont se transformer en passeur de pages et faire partager leurs émotions de lecteurs impatients de partager les livres et les auteurs lus et aimés autour du thème : Ce que la fiction apporte à l’Histoire. Découvrez les coups de cœur à travers une sélection d’ouvrages qu’il nous semble important de défendre et de faire découvrir.

15h00 : Inauguration officielle du Salon

Projection / Pas cette année

Visite de l’exposition
, dans le cadre de la sortie du livre de Guillaume Douazy, « La Grande Guerre des cartes postales », aux éditions Hugo images.
Cette exposition vous invite à découvrir des photomontages, illustrations, portraits et caricatures de la Première Guerre Mondiale. Une plongée dans les imaginaires de ce qui fut le plus grand cataclysme de l’Histoire.
Rencontre avec Guillaume Douazy et présentation de son travail.

Jeux littéraire autour de l’exposition des dessins originaux de Rita Mercedes
publiés dans le Magazine Littéraire.
Rencontre avec l’affichiste du salon autour de sa première bande-dessinée les incrustacés.
Elle élabore dans ce récit une ethnographie fantaisiste, en des tons que ne renieraient pas Lewis Carroll ou Jonathan Swift. On savoure à chaque page en se laissant bercer par des flots meurtriers. Publiée aux éditions L’association.

Découverte des objets de la première guerre
. Collectés auprès des Argenteuillais
Ils sont les souvenirs de générations de poilus dont les derniers survivants sont maintenant disparus

Tables rondes

Comment aborder l’Histoire avec les enfants ?
Les auteurs et illustrateurs ayant participé aux interventions dans les écoles d’Argenteuil nous parleront de leurs expériences
Olivier Mélano, Charlotte Roederer, Christine Beigel et Gérard Streiff

Appréhender la guerre

Le roman de Jean Pierre Hoss qui se déroule en France sur fond de Guerre d’Algérie servira de point de départ à la rencontre entre une historienne et un romancier.
Avec Jean Pierre Hoss et Sylvie Thenault.

1914, la der des ders
Table ronde avec André Loez autour de son livre « La Grande Guerre » – Carnet du centenaire, livre inter publié aux éditions Albin Michel

L’auto-fiction pour reconstruire la mémoire
Rencontre avec Hélène Waysbord, l’enfant d’Argenteuil.
Soixante-dix ans après la déportation de ses parents, Hélène Waysbord fouille sa mémoire pour écrire ce beau livre intitulé L’amour sans visage, entre réalité et fiction, une enfance cachée et une vie chaotique, publié aux éditions Bourgois.

L’archive comme base romanesque

Passons un moment sous les couvertures des romans de Didier Daeninckx, ou il nous rappelle que celui qui oublie ou ignore le passé se condamne à le revivre. Il vient de publier « La pub est déclarée : 1914-1918 » chez Hoëbeke

Stands partenaires

École d’infirmières Camille Claudel d’Argenteuil
Association du Vieil Argenteuil

Animations

Manga dessins…

Jeunesse, lectures, animations et rencontres avec des auteurs et des professionnels du livre. Ateliers, jeux.

Venez vivre en direct une réunion du comité de lecture pour le Prix de la Médiathèque.

Vous aussi déposez ou écrivez un souvenir d’enfant lecteur. Replongez vous dans l’odeur du vieux papier, de la nostalgie et raconter un moment de lecture qui a marqué vos jeunes années.

Ateliers d’écriture autour de nos premiers souvenirs de lecteurs avec l’association « Des plumes et des ailes »

Rencontrer des auteurs

Michèle Audin, vendredi 22 mars à 18 h 30 à l’auditorium de la mairie d’Argenteuil

Michèle Audin est une mathématicienne française, professeur à l’Institut de recherche mathématique avancée (IRMA) de Strasbourg, qui travaille notamment dans le domaine de la géométrie symplectique. Née en 1954, elle est ancienne élève de l’École normale supérieure (Sèvres), et a été cooptée à l’Oulipo en 2009.

Une vie brève
Collection L’arbalète/Gallimard,
« Dans ce livre, il est question d’une vie brève. Pas de celle d’un inconnu choisi au hasard, parce que j’aurais vu sa photo, son sourire, dans un vieux journal, mais celle de mon père, Maurice Audin. Peut-être avez-vous déjà croisé son nom. Peut-être avez-vous entendu parler de ce que l’on a appelé « l’affaire Audin ». Ou peut-être pas.
Je le dis d’emblée, ni le martyr, ni sa mort, ni sa disparition ne sont le sujet de ce livre. C’est au contraire de la vie, de sa vie, dont toutes les traces n’ont pas disparu, que j’entends vous parler ici »

Partenariat cinéma
Le libraire de Belfast

Projection du film d’Alessandra Celesia ou l’on retrouve un libraire sans librairie, un rappeur couvert de cicatrices, un punk dyslexique amateur d’opéra, une chanteuse adepte de x-factor, un matelas trop grand pour le lit d’antan, une énième alerte à la bombe… Le libraire doit fermer boutique. Deux frères, l’un amateur d’opéra, l’autre passionné de rap et une jeune chanteuse dont les espoirs reposent sur une émission de télévision, composent la mosaïque d’une ville qui cache ses plaies et regarde vers l’avenir en toute insouciance. Tourné comme une fiction, avec profondeur et mystère, Le libraire de Belfast regarde du côté des gens ordinaires.

Rencontre avec la réalisatrice autour d’un film qui a obtenu le Grand Prix du festival du film d’éducation 2012. En partenariat avec l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant. L’occasion également de découvrir la littérature irlandaise. Des ouvrages sélectionnés par les membres de l’association sont présentés autour d’un pot irlandais.