Peu surpris de la nouvelle hausse du nombre de demandeurs d’emplois, le patron du PCF 95, Jean-Michel Ruiz, appelle désormais le gouvernement à changer de cap. Il propose ainsi de ne verser des aides aux entreprises « qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans la recherche, respectent l’égalité hommes-femmes ».

Suivant la tendance nationale, le chômage a augmenté de 0,7% en décembre dans le Val d’Oise. Une nouvelle hausse qui vient ainsi mettre un terme aux espoirs de François Hollande d’inverser la courbe de l’emploi. Jean-Michel Ruiz, tacle ainsi la politique économique menée par le gouvernement : « L’austérité budgétaire, qui gouverne l’économie depuis six ans, tarit les sources de croissance, appauvrit les services publics et crée du chômage. Elles sont loin les soi-disant contreparties dues par le patronat pour les 30 milliards d’euros offerts au MEDEF avec le pseudo pacte de responsabilité ».

Selon lui, « il est pourtant possible d’impulser pour une politique de relance de l’emploi » à condition d’ « ouvrir un débat politique jusqu’ici refusé ». Le communiste propose ainsi la conditionnalité des aides. « Les fonds débloqués devraient être orientés uniquement vers les entreprises qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans la recherche, respectent l’égalité hommes-femmes et sanctionner celles qui pratiquent la course au profit et à la rémunération des actionnaires », estime-t-il.