L’association de défense des riverains de l’aéroport de Roissy inscrit cette action dans le cadre de la manifestation contre la pollution de l’air en Ile-de-France organisée par Ile-de-France Environnement (IDFE) « Le carnaval des asphyxiés » qui se tient le samedi 1er février à 15h sur le parvis des Droits de l’Homme, Place du Trocadéro à Paris.

 L’ADVOCNAR dénonce "la non prise en compte de la pollution chimique générée par le transport aérien en Ile-de-France". 

"Des millions de personnes sont concernées, mais pourtant l’information est passée scandaleusement sous silence", s’indignent les réprésentants de l’association qui rappelle que la France fait l’objet d’un contentieux de l’Union Européenne pour non respect des valeurs limites pour les particules fines (PM10) et s’expose dès 2014 à une amende d’environ 100 M€ € et 85 M€ les années suivantes si les mesures visant à respecter ces valeurs limites ne font pas la preuve de leur efficacité.
 
"Les mesurettes prévues dans le cadre du PPA IDF (Plan de Protection de l’Atmosphère) et du PUQA (Plan d’Urgence pour la Qualité de l’Air) concernent une infime partie de la pollution générée par les avions au sol … Au-dessus de 900 mètres d’altitude, miracle, plus de pollution !", ironise l’Advocnar.
 
L’association demande la prise des décisions, à commencer par "la réduction du trafic aérien en cas de pic de pollution, qui est prévue par l’article 181 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, mais n’a jamais été appliquée." L’Advocnar souhaite aussi "un plafonnement du trafic aérien en Île-de-France", "des trajectoires épargnant les zones densément peuplées", et "l’application généralisée de la descente continue, moins polluante et moins bruyante", et enfin "le renouvellement accéléré des flottes, pour des avions moins polluants et moins bruyants"
 
"Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités face aux lobbies aériens pour protéger la santé des populations", conclut l’Advocnar dans un communiqué.