Les responsables d’associations de défense de l’environnement se sont retrouvés samedi à Paris. Un rassemblement baptisé : le carnaval des asphyxiés. Les manifestants du Val d’Oise ont montré du doigt la pollution chimique des avions.

"Des millions de personnes sont concernées, mais pourtant l’information est passée scandaleusement sous silence", s’indignent les représentants de l’Advocnat qui rappellent que la France fait l’objet d’un contentieux de l’Union Européenne pour non respect des valeurs limites pour les particules fines (PM10) et s’expose dès 2014 à une amende d’environ 100 M€ € et 85 M€ les années suivantes si les mesures visant à respecter ces valeurs limites ne font pas la preuve de leur efficacité.
 
L’association demande la prise des décisions, à commencer par "la réduction du trafic aérien en cas de pic de pollution, qui est prévue par l’article 181 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, mais n’a jamais été appliquée."
 
L’Advocnar souhaite aussi "un plafonnement du trafic aérien en Île-de-France", "des trajectoires épargnant les zones densément peuplées", et "l’application généralisée de la descente continue, moins polluante et moins bruyante", et enfin "le renouvellement accéléré des flottes, pour des avions moins polluants et moins bruyants"
 
"Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités face aux lobbies aériens pour protéger la santé des populations", conclut l’Advocnar qui a manifesté samedi à Paris, place du Trocadéro :
 

http://www.dailymotion.com/embed/video/x1b1gx2