Proche d’Ali Soumaré, le socialiste Mamadou Konaté, enseignant de 53 ans, sera en lice lors des élections municipales de mars prochain à Villiers-le-Bel. Il avait démissionné de la majorité PS début février.

 Il veut sortir du système « politico-monarchique à Villiers-le-Bel ». Mamadou Konaté se dit lassé par la gestion de Jean-Louis Marsac, maire socialiste de Villiers-le-Bel. Il avait fait un premier pas début février en démissionnant du conseil municipal [voir article]. Avec l’annonce de sa candidature, la rupture est confirmée. Et l’ancien élu, toujorus socialiste, ne part pas seul à la conquête de l’hôtel de ville. « Sur sept élus démissionnaires, nous serons quatre », annonce-t-il d’emblée.

Dans son rassemblement se voulant « citoyen », la tête de liste explique avoir réuni des militants PS mais également des sympathisants et des personnes de la société civile. « La liste est bouclée, cela n’a pas été si simple », reconnaît Mamadou Konaté, qui attend désormais la validation de la préfecture.

« Nous ne sommes pas en guerre »

Baptisé « Tous pour Villiers le Bel, Unis pour le renouveau », la liste veut mettre l’accent sur l’éducation, la jeunesse, l’emploi, le logement et les transports. Mamadou Konaté, enseignant de profession, veut croire en ses chances. Il ne redoute pas la différence de notoriété avec le maire PS sortant. « Les habitants me connaissent également », assure le candidat qui a occupé le poste d’élu pendant 13 ans. « J’ai assez d’arguments pour convaincre les habitants. Je connais la ville, j’y habite et mes colistiers y résident ». Le candidat malheureux à l’investiture PS, Ali Soumaré, ne sera pas sur la liste.

Face à Jean-Louis Marsac, candidat officiel du PS, et Thierry Oukoloff candidat soutenu par l’UMP, Mamadou Konaté n’a que très peu de temps pour mener campagne, avant le premier tour du scrutin prévu le 23 mars. « Nous ne sommes pas en guerre », assure le candidat. Il juge cependant qu’il est nécessaire de « passer à une autre étape politique », permettre aux habitants de « devenir acteurs » et de « s’impliquer dans la politique municipale ».