Candidat aux municipales, Francois Pupponi s’est engagé à ne plus utiliser le logo Europe Ecologie Les Verts lors de sa campagne, conformément à la volonté des instances écologistes du Val d’Oise.

 Malgré le soutien affiché par le groupe local EELV Val-de-France à François Pupponi, avec lequel la section avait trouvé un accord, le maire sortant de Sarcelles ne pourra plus utiliser le logo des écologistes sur ses supports de campagne. Les instances départementales d’Europe Ecologie Les Verts ont en effet réaffirmé leur opposition à la politique de l’élu, lors d’une réunion avec les représentants locaux. « Les militants qui rejoindraient cette liste se mettraient donc eux-mêmes en dehors du parti », avertissent Dominique Damour et François Delcombre, cosecrétaires départementaux EELV95

Et de préciser : « Cette décision est évidemment motivée par les prises de position de François Pupponi aux antipodes de ce que défendent les écologistes, circuit de F1, Avenue du Parisis, Dôme de Sarcelles, urbanisation du triangle de Gonesse ». Ainsi, François Pupponi a été averti de la décision, qui a été confirmée par le bureau national EELV. « Nous avons averti François Pupponi de cette décision, qui a déclaré en prendre acte et s’est engagé à ce que le logo EELV n’apparaisse pas sur le nouveau matériel électoral et en particulier le matériel officiel (professions de foi et bulletins de vote) », concluent les secrétaires départementaux.

« Je n’ai rien à faire avec les Ecologistes départementaux », François Pupponi

De son côté, le maire confirme qu’il n’utilisera plus le logo EELV. « Il y a un désaccord sur le Contrat de Développement Territorial, le Dôme et Europa City, qui sont des projets de développement du territoire », assure l’élu, pour qui un accord n’était donc pas possible avec les instances départementales. « Les Verts ne veulent pas du développement territorial, donc je n’ai rien à faire avec eux. Il préfèrent que l’on reste à 25% de chômage ».

François Pupponi ne ferme cependant pas la porte aux militants locaux. « Il y a un accord local signé », précise-t-il. Et d’ajouter : « Je n’ai pas de raison de les mettre dehors ».