Le maire UMP sortant accuse la gauche de faire campagne "en faisant peur au gens" sur l’urbanisation de la ville. Des projets qui "n’existent pas" selon le maire.

 A Saint-Leu-la-Forêt, dans la dernière ligne droite, l’opposition s’est focalisée sur "la défense du cadre de vie" et le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Au centre de la polémique plusieurs projets immobiliers : 350 logements en cours de réalisation, mais surtout une étude Bouygues sur la Plaine concernant 600 logements que le maire aurait "caché" aux habitants.

Au cours d’une conférence de presse, le maire sortant est revenu sur le sujet. Pour Sébastien Meurant, tout l’argumentaire de la gauche repose sur des "mensonges" et des "photomontages". "Le projet Bouygues ? Il n’y a rien. Vous pouvez le constater sur place. Si on en croit le document que présente l’opposition, les immeubles devraient déjà être sortis de terre, tout est donc faux", tempête le maire. "La gauche fait campagne en faisant peur au gens. Ce que je peux certifier c’est que la ville de Saint-Leu n’a fait aucune dépense sur un tel projet" (voir vidéo) :

Sébastien Meurant (UMP) dénonce les mensonges… par vonews95

Si Sébastien Meurant reste évasif sur ce que deviendra à l’avenir le terrain toujours vide du "projet Bouygues", le maire préfère s’attaquer au réaménagement du quartier voisin des Diablots. "C’est une priorité pour moi, il faut changer l’image de ce quartierMon projet est de faire sauter la tour de grande hauteur qui se trouve au coeur des Diablots, d’implanter une mairie annexe et évidemment de refaire le centre commercial".

Les économies du PPP

Le maire défend également les Partenariats Public-Privé (PPP) lancés par la ville et contestés par le candidat socialiste (voir notre article). "En 2007, la ville dépensait 520.000 euros pour l’entretien de la voirie avec des rues en piteux état. Avec notre PPP, cela nous coûte 148.000 euros !". Autre tacle sur les parkings souterrains, que propose de construire Eric Dubertrand : "je vois que le socialiste veut implanter un parking sous la gare, alors que l’espace ne nous appartient pas. Plus le mensonge est gros, plus ça passe !", tonne le maire sortant.

Des projets "sans augmentation d’impôts"

Côté projets, Sébastien Meurant promet dès 2014 de refaire la Maison pour tous, de construire un skate-park et un boulodrome. Des équipements qui verront le jour "grâce aux excédents sur le budget 2013". Une crèche collective et un foyer pour les anciens sont également dans le programme du candidat UMP "sans augmentation d’impôt… et sans augmentation d’indemnités pour le maire".

Satisfait du travail accompli en 6 ans, Sébastien Meurant est plutôt confiant sur l’issu du scrutin. Seule inquiétude pour le sortant, la présence de la liste FN de Christian Malacain. En 2008, le Front national était absent des municipales ce qui avait permis à Sébastien Meurant de faire le plein des voix de droite. Avec un risque de triangulaire au second tour, le maire sortant pourrait se voir amputer de nombreux bulletins de vote. Il y a six ans, 417 voix séparaient Sébastien Meurant du socialiste Eric Dubertrand.

Une plainte du collectif Réunir Saint-Leu-la-Forêt pour diffamation 

La liste du socialiste annonce avoir porté plainte contre Sébastien Meurant pour diffamation, suite à un tract distribué le 20 mars en gare de Saint-Leu-la-Forêt. Dans celui-ci, le candidat écrit notamment : « A Saint-Leu-la-Forêt, les petites mains socialistes et leurs alliées mentent depuis six ans et il faut un cerveau déjà lobotomisé pour y croire encore ». Des propos portant « gravement atteinte aux Saint-loupiens, membres du collectif, de la liste, du comité de soutien, des nombreuses personnes qui assistent aux réunions publiques du collectif depuis plus de 6 mois » pour Eric Dubertrand. Celui-ci voit dans le document de campagne du maire sortant « un relent nauséabond ».

Sébastien Meurant, de son côté, ironise. « Ils sont coutumiers du fait », déclare l’élu qui assure avoir déjà été attaqué à plusieurs reprises en préfecture sur des sujets municipaux. « Ils ont toujours été déboutés », précise-t-il cependant. Et d’évoquer « des tracts non signés » le visant sur la ville.