La gauche à Goussainville n’est pas parvenue à s’entendre pour faire front commun contre l’UMP et le FN. Le candidat socialiste Luc Broussy, arrivé derrière le maire sortant Alain Louis, maintient sa liste.

Elle était divisée au premier tour. La gauche le sera encore au deuxième. La rupture est telle entre le maire sortant Alain Louis et son ancien adjoint Luc Broussy que l’alliance n’a pas été possible. Les interventions de Rachid Temal, patron du PS 95 et Jean-Pierre Blazy, député-maire de la circonscription n’y ont rien changé.

 

« Il était hors de question que le PS ne soit pas présent au 2e tour », Luc Broussy

Car comme les deux hommes ne se parlent plus, des « tentatives » de négociations ont eu lieu mais par le biais d’intermédiaires. « Rachid Temal et Jean-Pierre Blazy ont appelé Alain Louis [lundi]en lui faisant part de mon accord pour fusionner après la réalité des score électoraux, il n’y a pas eu de réponse », affirme Luc Broussy. Le candidat socialiste soutenu par EELV est arrivé derrière la liste du maire (ex-PS) sortant au premier tour avec 19,99% des voix. « Face au refus d’Alain Louis du rassemblement, je maintiens ma liste, personne me disant de la retirer y compris au niveau fédéral ! Il était hors de question que le PS ne soit pas présent au 2e tour dans une ville comme Goussainville », lance l’ancien adjoint d’Alain Louis démis de ses fonctions en novembre dernier qui affirme avoir déposé sa liste ce mardi après-midi.

 

« La fusion n’aurait pas été comprise des électeurs », Alain Louis

De son côté, l e maire-sortant regrette que Luc Broussy n’ait pas pris la peine de le contacter directement. « M. Broussy pouvait nous appeler. C’est un grand garçon, compte tenu de sa défaite, il lui appartenait de dire « Il faut faire le rassemblement pour gagner la ville !«  », lâche Alain Louis. Le maire qui est arrivé devant Luc Broussy avec 31,38% des voix concède toutefois qu’une fusion à proprement dite était impossible. « La campagne a tellement été odieuse de la part de M. Broussy à mon égard que je ne pouvais pas lui tendre la main facilement, déclare-t-il. « La fusion n’aurait pas été comprise des électeurs ». Alain Louis affirme avoir fait une proposition par l’intermédiaire de Rachid Témal, une proposition, elle aussi, restée sans réponse. « Si Monsieur Broussy était prêt à abandonner l’élection municipale à mon profit, nous aurions été à même de le soutenir aux cantonales et aux législatives », explique le maire sortant.

 

Cette division n’annonce rien de bon pour la gauche au deuxième tour. Dimanche dernier, la candidate UMP, Elisabeth Hermanville est arrivé en tête avec 31,74%. Le candidat Bleu Marine Christophe Crédeville, avec 14,09 %, se maintient pour le deuxième tour. Une troisième liste, celle de l’UDI André-Yannick Owona, ne sera pas présente dimanche, elle a récolté 2,78%.