L’Union pour le Val d’Oise (UVO) a réagi aux résultats du premier tour des élections municipales. L’occasion pour le groupe de la majorité départementale de distribuer les bons et les mauvais points.

Fortunes diverses pour les conseillers généraux engagés sur des listes lors des municipales. Si la droite s’est globalement bien tirée de ce premier scrutin municipal, la gauche a en revanche souffert. Fort des enseignements du premier tour, l’UVO savoure. Le groupe majoritaire salue ainsi les performances des élus figurant dans ses rangs. Plusieurs ont en effet été réélus, à l’image d’ Evelyne Bossu à Chars (56,4%), Philippe Sueur à Enghien-les-Bains (66,39%), Roland Guichard à Parmain (60,9%), Arnaud Bazin à Persan (63,4%), Gérard Lambert-Motte au Plessis-Bouchard (62,7%), Gérard Seimbille à Pontoise (51,7%), Guy Paris à Sagy (62,3%), Jean-Pierre Enjalbert à Saint-Prix (84,7%), Luc Strehaiano à Soisy-sous-Montmorency (62,4%) et Daniel Desse à Viarmes (56,1%).

Marie-Christine Cavecchi, en lice à Franconville (48,9%), est quant à elle en ballottage favorable sur la liste du maire sortant, tout comme Georges Mothron, Philippe Métézeau et Xavier Péricat à Argenteuil (44,2%), Thierry Sibieude à Cergy (42,0%) et Michèle Berthy à Montmorency (37,4%). De quoi rendre la majorité départementale enthousiaste sur la possibilité de voir de nouvelles villes basculer à droite.

Un « désaveu cinglant pour les socialistes valdoisiens »

Si l’UVO se réjouit de la réussite de la droite, elle en profite pour commenter l’échec de la gauche. « Dimanche, les Valdoisiens ont exprimé un rejet sans précédent des candidats du Parti Socialiste », estime la majorité départementale, qui voit dans les résultats un « désaveu cinglant pour les socialistes valdoisiens ». Et de tacler les scores des conseillers généraux de l’opposition : « Contraste criant avec les bons résultats obtenus par les élus de notre groupe, les membres du groupe socialiste réalisent une contre-performance d’une ampleur inédite : Anita Bernier, Nelly Leon, et surtout Didier Arnal, sont très largement battus dès le premier tour ».

D’autres conseillers départementaux se retrouvent de leur côté en difficulté avant le second tour. « Les ambitions de Philippe Demaret (31% à Ezanville), Hussein Mokhtari (23% à Garges-lès-Gonesse) et Luc Broussy (20% à Goussainville) se sont heurtées à l’ancrage local et aux compétences reconnus de leurs adversaires, de droite comme de gauche », juge l’UVO. La majorité concède, amusée, être d’accord avec les socialistes qui estimaient qu’une élection municipale « est un scrutin essentiellement local ». « Ce n’est donc pas uniquement la politique de François Hollande et de son Gouvernement qui a été sanctionnée dimanche, mais bien les projets, les bilans et les promesses des candidats socialistes », conclut le groupe.