En 2008, la droite détenait 35 villes de plus de 3500 habitants contre 26 villes à la gauche. La droite en a gagné huit dimanche soir : Argenteuil, Auvers-sur-Oise, Eaubonne, Eragny-sur-Oise, Jouy-le-Moutier, Méry-sur-Oise, Taverny et Montmorency.

La plus lourde défaite pour les socialistes, car la plus symbolique, c’est la perte d’Argenteuil, la quatrième commune d’Ile de France en nombre d’habitants. L’ancien maire UMP Georges Mothron tient sa revanche sur le socialiste Philippe Doucet qui l’avait battu en 2008. Comme à chaque fois, c’est une victoire très serrée : 187 voix ! Autre victoire, celle-ci attendue par l’UMP dans une grande ville, celle de Michèle Berthy à Montmorency.

Des personnalités du PS emportées par la vague bleue

La vague bleue a déferlé sur le Val d’Oise emportant avec elle des figures du PS à l’image de la sénatrice Dominique Gillot. La maire d’Eragny, ancienne secrétaire d’Etat à la Santé, a été battue dans une triangulaire par le fils de l’ancien maire de Presles. Le candidat UMP Thibault Humbert l’emporte avec 50,94% des voix contre 39,27% à la socialiste, le FN totalise 9,78%.
Autre personnalité socialiste qui perd sa mairie, Jean-Pierre Béquet. Le président de l’Association des élus socialistes et républicains du Val d’Oise est battu par une de ses anciennes adjointes : Isabelle Mézières l’emporte par 53,63% des voix contre 46,36%.

Cergy, dernier bastion socialiste avec Sarcelles

L’agglomération de Cergy-Pontoise a aussi vu passer la vague. Eragny-sur-Oise et Jouy-le-Moutier ont été perdues par les socialistes. Seule Cergy résiste. Le socialiste Jean-Paul Jeandon gagne de 384 voix. Il s’impose avec 51,28 % des voix devant le candidat UDI Thierry Sibieude crédité de 48,72%. Cette victoire permet de garder l’agglomération de Cergy-Pontoise à gauche, malgré la perte d’Eragny et de Jouy-le-Moutier. La majorité est serrée à l’agglo.

Les nouveaux visages de l’UMP, trentenaires et quadragénaires

Les conquérants UMP de ce deuxième tour sont jeunes à l’image de Florence Portelli, 36 ans, qui a mis fin au mandat de Maurice Boscavert élu depuis 1989 à Taverny. Son élection était tout aussi symbolique que celle d’Argenteuil pour les instances départementales de l’UMP. D’abord parce que la fille du sénateur maire d’Ermont anime le mouvement de François Fillon dans le Val d’Oise, et surtout car elle remporte aussi une victoire symbolique sur le 1er adjoint de Taverny, Rachid Temal, qui le 1er secrétaire fédéral du parti socialiste. 

Thibault Humbert, 41 ans, a réussi lui aussi à l’emporter comme Florence Portelli dans une triangulaire avec le FN. Le candidat UMP à Eragny-sur-Oise remporte aussi une victoire symbolique : il l’emporte face à l’ancienne secrétaire d’Etat à la Santé, la sénatrice PS Dominique Gillot. 

A 48 ans, Grégoire Dublineau réussit lui à reconquérir Eaubonne. Une victoire sans appel : 58,29% des voix contre 41,70 % au maire PS sortant François Balageas qui briguait un 3e mandat.

Trois nouveaux visages que les électeurs pourraient bien retrouver lors des prochaines élections départementales. La droite UMP-UVO, qui compte conserver la présidence du département, pourrait être tentée de les mobiliser pour conquérir les nouveaux cantons.
 

Les adjoints vedettes confirment
 

A Deuil-la-Barre, l’UDI Muriel Scolan l’emporte par 54 % des voix contre 19% au maire UMP sortant. A Sannois, l’ancien député UMP et maire de Sannois Yanick Paternotte (32,94%) s’incline devant Bernard Jamet (48,18%) son adjoint délégué à la Jeunesse.


Ailleurs, la droite garde ses places fortes, comme à Franconville.