La carrière politique de Manuel Valls a commencé dans le Val d’Oise à Argenteuil. Il a même été le patron des socialistes du département, il avait à l’époque 27 ans. Interview de son ami Jean-Pierre Muller, le maire de Magny-en-Vexin.

C‘est une amitié qui dure depuis près de 30 ans. Ce lundi, le maire PS de Magny-en-Vexin, Jean-Pierre Muller, a appris la nomination de son ami Manuel Valls comme premier ministre, via la télévision. « Je lui ai adressé un message immédiatement, confie Jean-Pierre Müller. Je disais depuis longtemps qu’il serait ministre un jour. Aujourd’hui il est même chef du gouvernement . »

Les deux hommes se rencontrent en 1987, lorsque Manuel Valls s’installe à Argenteuil. En 1989, il devient premier secrétaire fédéral du parti socialiste dans le Val d’Oise. Jean-Pierre Muller, alors numéro 2, est amené à travailler avec ce jeune surdoué de la politique, adjoint au maire d’Argenteuil, élu conseiller régional à 24 ans et déjà à la tête du PS 95 à 27 ans. Durant cette période, la relation politique se transforme peu à peu en amitié. « Manuel Valls n’avait pas le permis, raconte Jean-Pierre Müller. Je le ramenais donc à Argenteuil depuis le siège du PS 95, à Pontoise. J’étais en quelque sorte son chauffeur", s’amuse aujourd’hui le maire de Magny. De multiples trajets qui finissent par souder les deux hommes. 

"Un homme d’Etat"

En 1999, Manuel Valls quitte le Val d’Oise pour Matignon, déjà ! Il prend des fonctions au cabinet de Lionel Jospin, alors premier ministre en exercice. Jean-Pierre Muller reprend la tête du PS 95. Mais leur amitié ne s’arrête pas pour autant. Preuve en est : la visite il y a quelques semaines de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, à Magny-en-Vexin, peu avant les élections municipales. « Je ne lui ai pas demandé de venir, précise Jean-Pierre Muller. Je l’ai croisé il y a quelques temps à l’Assemblée nationale, et il m’a promis de venir me rendre une visite amicale. Il a tenu parole. »


Jean-Pierre Müller à propos de son ami manuel… par vonews95

Jean-Pierre Muller ne tarit pas d’éloges sur son ami. Il avoue « avoir de l’admiration, pour quelqu’un de plus jeune d’une décennie, ce qui n’est pas courant. » « C’est un homme d’amitié, de parole, reconnaissant, détaille-t-il. Il marque, il ne laisse pas indifférent. » Pour son ami, le succès de Manuel Valls à la tête du gouvernement ne fait aucun doute. « C’est quelqu’un qui a la stature d’un homme d’Etat depuis toujours, qui est compétent, déterminé. Je suis ravi pour lui, même si la tâche ne sera pas facile. Son courage politique est remarquable. »

 Désormais, Manuel Valls n’est plus qu’à une marche de la fonction suprême, celle de président de la République. Un objectif dont il ne s’est jamais caché. Jean-Pierre Müller en a la conviction : « Un jour, Manuel Valls sera président de la République française. »

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