Samedi 3 mai à – 15h

 

Causerie avec Pierre Brévignon

 

Le Consul opéra en 3 actes de Gian-Carlo Menotti
Une histoire intemporelle qui résonne avec notre actualité.

 

Traducteur de littérature anglo-saxonne, Pierre Brévignon est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la musique : Lectures d’opéra (édition Christian Bourgois, collectif), Dictionnaire superflu de la musique classique (Castor Astral, avec Olivier Philipponnat), et la biographie Samuel Barber, un nostalgique entre deux mondes (éditions Hermann). Il publie cette année un essai sur la musique de film (édition Actes Sud).

 

Il y a du Kafka, du Dostoïevski, du Ionesco dans cette histoire aux résonances poignantes ; du néo-réalisme, de l’opéra bouffe, de l’humour grinçant ; mais il y a surtout un chef-d’œuvre de l’opéra moderne.

Dans un pays totalitaire, une femme se bat pour sauver son mari, un opposant au régime traqué par la police politique. Confrontée à une bureaucratie kafkaïenne, hantée par ses propres démons, elle lutte pour préserver son humanité dans un monde sans âme ni chair – jusqu’à y perdre la raison.

 

Après la création scénique en Île-de-France de Vanessa de Samuel Barber, le Théâtre Roger-Barat d’Herblay accueille un autre chef-d’œuvre de l’art lyrique du XXe siècle : Le Consul, de Gian-Carlo Menotti.

Créée en 1950 à Philadelphie, cette œuvre a marqué aux yeux du monde la naissance de l’opéra américain dans un paysage jusqu’alors dominé par l’Europe. Plus encore : il constitue en quelque sorte l’acte de citoyenneté américaine d’un musicien originaire d’Italie qui n’a jamais cessé de proclamer son amour pour le Nouveau Monde.
Arrivé aux États-Unis à l’âge de dix-sept ans pour y suivre une formation musicale, sur les conseils du chef d’orchestre Arturo Toscanini, Menotti est rapidement devenu un compositeur en vue, manifestant une aisance déconcertante pour l’écriture vocale et un instinct théâtral infaillible. Son talent, c’est avec trois brefs opéras, oscillant entre burlesque et drame, qu’il s’est révélé : Amelia al ballo (1935), Le Medium (1946) puis Le Telephone (1947). S’il en reprend certains éléments, Le Consul, son premier grand opéra en trois actes, s’en démarque par l’ambition de son propos et la richesse de ses ambiances dramatiques.

 

ESPACE ANDRÉ MALRAUX

5 chemin de Montigny

95220 Herblay

01.30.26.19.15

http://www.herblay.fr/culture