En trente ans, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels. L’industrie représente encore 1000 milliards de chiffres d’affaires et la France se classe au 6e rang mondial. Gilbert Tchivitdji, Président d’honneur du Comité Mécanique Ile de France et ancien industriel à Sarcelles, milite en faveur de la réindustrialisatiion. 

 Gilbert Tchivtdji, inlassable militant de l’industrie française, se souvient que son engagement remonte à un évènement, la disparition en 1970 du leader européen des compresseurs à  air, dont on retrouvait le matériel sur chaque chantier de travaux public à l’époque : la société SPIROS, à vendre, n’a trouvé aucun acquéreur en France.
Elle a été rachetée par une entreprise allemande, mais elle s’est contentée d’acheter un marché ! Résultat, quelques mois après, les 600 employés se retrouvaient au chômage.

Le début d’une hécatombe, avec la lente disparition des industries de la machine-outil en 1975, alors que dans les années 60,  Ernault-Somua exportait ses machines aux Etats-Unis et au Japon

La disparition  en 1984 d’un autre leader européen, le  constructeur de pelles hydrauliques Poclain, a marqué Gilbert Tchivitdji. Poclain était la première entreprise de mécanique européenne. On suivi de nombreuses faillittes d’entreprises mécaniciennes en 1993, suite à la crise. L’industrie n’a pas cessé depuis de reculer.

Aujourd’hui, l’industrie française pèse deux fois moins qu’en Allemagne. La France a reculé du 3e rang mondial au 6e rang !

Comment en est-on arrivé là ? Une réindustrialisation est elle sérieusement envisageable ? INTERVIEW : 

 

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