Vos événements du mois de mai a Franconville espace Saint-Éxupéry.

La Nuit – le 7 mai
Lieu : Espace Saint-Exupéry – Théâtre Jean Cocteau
Jeune public – 10h

Dans une proposition originale et poétique, le Théâtre sans Toit explore les peurs enfantines, le moment où l’enfant ne parvient pas à trouver le sommeil, effrayé par une ombre ou le bruit du vent. Les personnages terrifiants des histoires racontées avant la nuit reviennent alors que l’enfant voudrait tellement se laisser aller, apaisé et serein.
En résidence alternée dans le Val-d’Oise, le Théâtre sans Toit a développé un travail de qualité, axé sur la marionnette, la considérant comme un instrument théâtral à part entière, avec une force donnée à la dramaturgie du jeu.
Actuellement président de THEMAA (Théâtre des Marionnettes et des Arts Associés), Pierre Blaise, concepteur et metteur en scène de la compagnie évoque le rôle du comédien-marionnettiste :
« L’acteur dans ce pays s’efface. Scrupuleusement en retrait, il met en scène, dans la lumière, images et personnages. Il les donne du bout des doigts ; il les inspire et leur souffle un dessein du bout des lèvres.
Au théâtre de marionnettes, l’acteur brille par son absence. Au théâtre de marionnettes, le jour c’est la nuit. »

Tarif : 6,850 euros

Roi Lear 4/87 – le 16 mai
Lieu : Auditorium de l’École de Musique
Théâtre – 21h

D’après Shakespeare.
Traduction Jean-Michel Déprats (éditions Gallimard/Folio théâtre)
Mise en scène : Antoine Caubet
Assistante : Adel Kollar
Avec : Antoine Caubet, Cécile Cholet, Christine Guênon et Olivier Horeau

Lear brise l’unité de son royaume en le partageant entre ses trois filles, détruit l’équilibre du monde. De répudiations véhémentes en faiblesses politiques, il sombre et fait sombrer les êtres dans la violence, la cruauté et la souffrance, jusqu’à ce que toute vie semble condamnée à errer dans la tempête du monde. Dans cet univers dévasté, que reste-t-il alors ? L’imagination, la beauté d’un amour filial retrouvé, la crudité du désir sexuel, l’épuisement et la mort, la ruse de celui qui se déguise pour se préserver le droit à être humain…Shakespeare dénude les hommes de leurs oripeaux politiques et sociaux. Pour le suivre, Antoine Caubet a imaginé cette version de Roi Lear 4/87, à 4 personnages, en 87 minutes.
Le pari est fou : synthétiser cette pièce fleuve, la rendre si proche que nous-mêmes public, faisons partie du jeu. Le plateau dénudé, l’installation quadri-frontale, l’absence de décor et de costumes, l’alternance des personnages endossés par les comédiens, tout concourt à nous déstabiliser, nous toucher au coeur en bouleversant notre vision du monde.
Les quatre acteurs, là, tout près, épousent les destinées de ces êtres versés dans le dérèglement du monde : ils se métamorphosent, on ne reconnaît plus le roi devenu fou, le fou devenu roi, le bon frère du mauvais frère, l’aveugle du clairvoyant, le vivant du mort, le rire des larmes.
La richesse de cette adaptation, la force du jeu des quatre acteurs redonnent à cette pièce une résonnance pleine d’actualité.
« Ou comment aller à l’essentiel de cette immense tragédie de Shakespeare. (…) Comme un condensé de vie, brutale et déchainée… »
Victorien Robert, Les Trois Coups
Tarifs : 12 et 16,50 euros

 
La Belle Vie – le 23 mai
Lieu : Espace Saint-Exupéry – Théâtre Jean Cocteau
Théâtre – 21h
Comédie de : Jean Anouilh
Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre
Interprètes : Annie Chaplin, Charlotte Matzneff, Flore Vannier-Moreau, Jacques Auxenel, Grégoire Bourbier, Jean-Philippe Daguerre, Johann Dionnet, Antoine Guiraud, Jean-Yves Ostro, Yves Roux
Création lumières : Jean-Claude Vieu
Décors : Christophe Chetout
Costumes : Corinne Rossi
Régie : Pantxo Claverie

La Belle Vie est une comédie révolutionnaire de Jean Anouilh, écrite pour la télévision en 1970, inédite au théâtre et qui n’est pas sans rappeler nos émissions de télé-réalité actuelles, le loft des aristos en quelque sorte.
Montée avec intelligence par Jean-Philippe Daguerre, cette adaptation a aussitôt enthousiasmé Annie Chaplin, dernière fille de Charlie Chaplin, et Colombe Anouilh d’Harcourt. Au début du XXe siècle, dans un pays imaginaire, qui ressemble à l’Allemagne aux allures de Russie, des révolutionnaires viennent de prendre le pouvoir. Les prisons sont pleines d’aristocrates qui attendent leur exécution. Seulement, l’éducation du peuple doit être organisée, aussi seule la famille Von Valençay sera épargnée afin que le peuple puisse venir la regarder vivre comme des singes dans un zoo.
Surveillés par leur ancien domestique, ces aristocrates seront soumis au défilé du Comité Révolutionnaire, puis à celui du Peuple… donc du spectateur…
Au-delà de la langue toujours aussi belle et implacable d’Anouilh, se glisse un cocktail explosif de situations comiques, où l’auteur passe en revue tous les défauts de la nature humaine, tous les clichés inhérents aux ordres sociaux et politiques. Comme dans l’ensemble de son oeuvre, Anouilh pose ce regard généreux et tendre envers l’humanité toute entière.
C’est dans ce musée du peuple que le spectateur est convié à assister à la (belle) vie, à ce quotidien organisé des aristocrates où scènes de ménage, vies frivoles, alcool, jeu, débauche se disputent la place…
Alors, à nous « La Belle Vie ! »

Tarifs : 17 et 23 euros
 
Fred Pallem & le Sacre du Tympan – le 27 mai
Lieu : Espace Saint-Exupéry – Théâtre Jean Cocteau
Musique – 21h

Attachez vos ceintures, laissez-vous aller et montez le son. Un peu plus de dix ans après avoir monté son big-band flamboyant, voici que Fred Pallem revient nous offrir un quatrième voyage aux croisées du jazz, du rock, de la pop et des musiques de films hantées des belles cylindrées. Après un premier album éponyme, fanfare honorant les influences d’Ives et Mingus, c’est aujourd’hui à la tête d’une formation de onze musiciens – une épure qu’il souhaitait pour aérer sa narration – qu’il évoque le cinéma de genre qui le passionne depuis l’enfance.
Le principe de plaisir éclate partout avec une grande générosité. Soundtrax est un aller-simple qui vous emmène là ou vous ne pensiez plus vous rendre, de vertigineuses volte-faces en échappées belles d’un grand écran rêvé. Fred Pallem nous fait relire, à sa sauce, l’histoire de la musique et du cinéma, avec légèreté, intelligence et plaisir.
Fred Pallem & Le Sacre du tympan seront accueillis en résidence durant toute la saison. Gageons que ce concert réservera donc quelques surprises…

Tarif : 12 et 16,50 euros

Direction artistique, basse : Fred Pallem
Claviers, saxophones, flûte, Ocarina : Remi Sciuto
Batterie : Vincent Taeger
Claviers : Vincent Taurelle
Guitare : Ludovic Bruni
Percussions : Sylvain Lemêtre
Trompette, bugle : Fabrice Martinez
Trompette : Michel Feugère
Cor d’harmonie : François Bonhomme
Trombone ténor : Daniel Zimmermann
Trombone basse : Lionel Segui

Terres et Toiles- du 16 au 25 mai 2014
Thème : Culture
Lieu : Espace Saint-Exupéry – Salle Giacometti
Du mardi au dimanche de 14h à 18h
« Le mythe »

Du Moyen-âge à la Renaissance, époques modernes et contemporaines, la peinture dans toutes les parties du monde, illustré les mythes et légendes des hommes. L’art pictural a donné un visage aux chimères. Figures divines, mi-humaines ou monstrueuses ont été brassées par les systèmes religieux dans les civilisations antiques (grecques, romaines, vikings), civilisations disparues (aztèque et pharaonique), civilisations asiatiques et africaines…
Les travaux des élèves en apprentissage viendront illustrer le programme de formation proposé tout au long de l’année. L’atelier arts plastiques pour les plus jeunes élèves présentera comme chaque année ses travaux en peinture et modelage.
C’est l’éveil artistique et technique qui est mis en avant associé à l’imagination et la représentation naïve que les enfants nous donnent à regarder.