Réagissant à l’annonce de François Hollande d’un report possible des élections départementales et régionales à 2016, la majorité de droite au Conseil général du Val d’Oise ironise sur un « plan de sauvegarde de mandats pour socialistes déboussolés ».

 L’annonce a été faite ce matin par François Hollande sur l’antenne de RMC et BFM TV. Le président de la République prônait un report des élections départementales et régionales de mars 2015 à 2016. Un souhait qui a fait bondir la majorité de droite du Conseil général du Val d’Oise. Ses élus y voient « la preuve manifeste du désarroi et du désordre qui règne au sein de la majorité nationale, après le triple choc des élections municipales, des annonces de Manuel Valls en matière d’organisation territoriale et d’annonce des mesures d’austérité, notamment en direction des collectivités locales ».

Les élus UMP et non inscrits estiment que le chef de l’Etat cherche avant tout à gagner du temps. « L’annonce de François Hollande de ce matin vise à rassurer un parti considérablement affaibli, composé d’élus déboussolés, un parti incapable d’aborder les échéances prévues en 2015 dans de bonnes conditions », estime Arnaud Bazin, président du département, qui rappelle que cette annonce intervient après celle « charcutage des cantons ». 


« La confiance annoncée s’est transformée en sentence »

Et de remémorer les promesses électorales de l’actuel président de la Réplique : « François Hollande candidat avait promis dans son engagement 54 qu’un pacte de confiance et de solidarité sera(it) conclu entre l’État et les collectivités locales. La confiance annoncée s’est donc transformée en sentence, l’Exécutif en exécuteur des départements ».

Un report qui témoigne en outre pour la droite départementale des difficultés de l’exécutif à « assumer le calendrier prévu, à cause principalement du maelstrom qui lui tient lieu de ligne politique depuis mai 2012 en matière territoriale ». Et de conclure : « La liste de ses renoncements et de ses volte-face est déjà longue, concernant, pour ne prendre que deux exemples, les vraies fausses suppressions de la clause de compétence générale ou des Conseils départementaux ».
 

ITW Arnaud Bazin par vonews95