L’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) vient de rendre un rappot public jugé « équilibré » par Cédric Sabouret, conseiller général de Gonesse et Ali Soumaré, conseiller régional de Villiers-le-Bel. Les deux élus PS appellent désormais à mettre en œuvre les recommandations présentées dans le document.

 Le rapport public de l’ACNUSA vise à concilier développement économique et protection des riverains. Il prône ainsi le relèvement du plafond de recettes de la taxe sur les nuisances sonores aéroportuaire (TNSA) pour financer les dossiers d’insonorisation de logements en attente. « La taxe est insignifiante pour les compagnies aériennes mais essentielle pour notre qualité de vie. Nous attendons que les parlementaires interviennent dès la prochaine loi de finances rectificative. En pratique, il faudrait fixer un délai maximum de six mois entre le dépôt du dossier complet et la date de réalisation des travaux », estiment Ali Soumaré et Cédric Sabouret.

A défaut de la suppression totale des vols de nuit, les deux hommes politiques appellent également à « expérimenter dès cet été le regroupement des mouvements de nuit sur un seul doublet (nord ou sud), une semaine sur deux ». Enfin, ils souhaitent le relancement des atterrissages après descente continue, « car paradoxalement, pour les riverains, c’est lors des atterrissages que le bruit est le plus important car les avions sont bas », précisent-ils.

Seule point de désaccord formulé par les deux élus socialiste de l’Est du Val d’Oise, les réserves formulées par l’ACNUSA sur les possibilités d’urbanisation dans les couloirs aériens. « Une telle approche empêche tout renouvellement urbain et se révèle très pénalisante pour nos communes », jugent-ils. Et de conclure : « Nous demandons que tout soit mis en œuvre pour améliorer concrètement l’accès des valdoisiens aux emplois de la plate-forme aéroportuaire. Les résultats obtenus par les élus locaux sur cette question sont encore très insuffisants ».