Chaque année, le Conservatoire de Paris présente au mois de juin les travaux de ses classes d’interprétation. Ce sont les « Journées de juin » du Conservatoire. Ce moment fort de la vie théâtrale parisienne s’augmente cette année d’un volet nouveau – et c’est à Cergy les 5 et 6 juin.

 

Jeudi 5 juin à 20h30.

Vivipare :

Texte et mise en scène : Céline Champinot

 

Cinq gorgones au désespoir de se partager la même langue théâtrale logorrhéique et amorale. Frénétiquement en quête du quart d’heure de célébrité auquel chacun a droit, ces personnages amphibies naviguent dans les replis graisseux d’un texte à trou entre fiction et réalité, masculin et féminin, enfance et âge adulte, vacarme et silence.

Quand le soir tient le jour enfermé :

D’après Alexandra de Lycophron

Mise en scène : Clara Chabalier

Pourquoi parler alors qu’on sait qu’on ne sera pas entendu, pourquoi donner la parole à une génération dégénérée, dont le langage est codé comme le sont les instruments qu’elle utilise, inaccessible à l’oeil humain ? Pourquoi parler quand tout nous incite à nous taire, à marcher droit, à suivre le flot des navires qui mènent la guerre, ou la route noire des défunts qui s’enfonce dans l’oubli ? C’est la question que pose Cassandre, appelée Alexandra [celle qui cause le malheur des hommes]dans une langue obsédante, passionnée, vertigineuse, un « poème obscur » redécouvert par Pascal Quignard après avoir été oublié pendant des siècles, dernière relique du poète alexandrin Lycophron.

Vendredi 6 juin à 20h30.

Vole :

Texte : Eva Rami

Mise en scène : Marc Ernotte

Un monologue mêlant comique et pathétique qui retrace certains épisodes marquant de la vie d’une jeune femme, de son enfance vers l’âge adulte. Le public assiste à une sorte de double autoportrait : celui que fait volontairement l’héroïne lorsqu’elle s’auto-analyse, mais aussi celui qui se crée au fur et à mesure que les souvenirs s’enchainent, ces derniers ayant un impact sur la psychologie du personnage en scène.

Vers les contes du sud :

Texte et mise en scène : Aurore Soudieux

Taq’i tunosa

Q’alltiwa

Jiwasan

Chuimanakasata

Tout (le grand Tout, le cosmos et chaque chose, la multitude)

Commence et part de nos cœurs

Unis

Juste fais-le :

Texte et mise en scène : Anne Freches

Testez votre capacité à l’introspection grâce à Julien Lherpès et son fameux jeu télévisé enfin adapté au théâtre en participant à la mythique épreuve du « Face à face » avec un cobaye sacrificiel qui tentera de définir sa personnalité par de vaines prouesses vocales ou physiques. Une vie racontée en quelques minutes par une spécialiste d’elle-même : l’Interprète. Solo autobiographique, « Juste, fais-le » est un autoportrait vivant dessiné par le corps même de son sujet.