En septembre, les maires devront en théorie appliquer la réforme des rythmes scolaires dans leur commune. Pourtant, plusieurs élus valdoisiens ont déjà fait part de leur intention de ne pas appliquer la mesure, au grand dam du député Gérard Sebaoun.

Principale cible de l’élu, le sénateur maire d’Ermont, Hugues Portelli, dont le conseil municipal a annoncé, en avril dernier, la suspension de la réforme. « Le nouveau président de l’Union des Maires du Val d’Oise, Hugues Portelli, par ailleurs sénateur et professeur de droit, semble avoir délibérément choisi la voie de l’illégalité comme de nombreux maires de droite élus ou réélus », tacle Gérard Sebaoun, pour qui « la droite valdoisienne déclare la guerre à la réforme des rythmes scolaires ».

Dénonçant une « posture politicienne », il met en avant « de nombreux travaux convergents » et « un consensus des parlementaires de tout bord » sur la question. A quelques mois de la rentrée, le député estime que les maires incriminés « prennent en otage les enfants, les parents et les personnels de l’Education Nationale ».

Des réponses claires de l’Etat

Suite aux débats et aux interrogations formulées par les élus sur la réforme, Gérard Sebaoun assure que « le gouvernement a apporté deux réponses claires ». « La première avec le financement, tant de l’Etat que de la Caisse des Allocations Familiales, couvrant en moyenne un peu plus de 50% des dépenses nouvelles liées à cette réforme, notamment celles des Temps d’Accueil Pédagogique », précise-t-il. La seconde, « avec le décret Hamon du 8 mai 2014 » [qui prévoit un assouplissement de la réforme], ajoute-t-il. « Les communes volontaristes telles Gonesse, Cergy (expérimentation) ou Bessancourt ont ouvert la voie et réussi cette réforme dès 2013 ».

Le député appelle désormais les maires à saisir l’opportunité du Projet Educatif Territorial (PEDT) « au bénéfice de tous les élèves dans toutes les écoles ».