Au lendemain des Européennes, Rachid Temal, premier secrétaire du PS 95, se désole du succès du FN. Il salue cependant la conquête d’un siège de députe Européen supplémentaire par la liste socialiste d’Ile-de-France.

« Ce 25 mai 2014, restera comme un jour sombre dans l’histoire politique de notre pays. C’est un séisme pour l’Europe et pour notre pays ». Rachid Temal, patron du PS 95 ne cache pas son amertume au lendemain d’un scrutin Européen qui a vu le Front National arriver en tête, dans un contexte de forte abstention (61,78%). A l’instar de nombreux départements, le Val d’Oise a majoritairement voté pour la liste d’Aymeric Chauprade (23,90%). Le Frontiste a devancé la liste UMP d’Alain Lamassoure (20,96%) et celle de la socialiste Pervanche Berès (13,29%). « Au regard de la faible participation, il apparaît clairement que l’Europe s’est éloigné de la vie et des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens », analyse Rachid Témal.

Le patron du PS 95 se félicite tout de même de voir les socialistes franciliens remporter un siège supplémentaire par rapport à 2009, avec Pervenche Berès, Guillaume Balas et Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy. Désormais, il appelle à une réaction avec l’élection du nouveau président du parlement européen. « Plus que jamais, il faut que l’Europe change, qu’elle remette la croissance, l’emploi avec une politique industrielle et de grands travaux au cœur de ses décisions », juge Rachid Temal, qui appelle également à un « sursaut républicain » des forces politiques du Val d’Oise.

« Une alerte majeure »,  Frédéric Faravel (PS)

Un changement qu’appelle également de ses vœux Frédéric Faravel, mandataire départemental de Maintenant la Gauche, motion 3 du PS. « Nul ne peut sous estimer la gravité de voir pour la première fois de notre histoire le FN en tête d’une élection dans notre pays. Cette situation exige des changements majeurs tant au niveau gouvernemental qu’au sein des partis politiques », estime-t-il, évoquant « une alerte majeure pour les dirigeants de notre pays et de l’UE, ainsi que pour les responsables politiques ». Frédéric Faravel appelle désormais au « rassemblement des forces de gauche ».