Lors des élections européennes de ce dimanche, l’UMP est arrivé en seconde position dans le Val d’Oise avec 20,96% des suffrages, derrière les 23,9% du Front National. Sans surprise pour Axel Poniatowski, président de l’UMP 95, pour qui « le désastre annoncé s’est produit ».

Le député maire UMP de l’Isle-Adam estime la victoire du FN « incontestable » et se désole du fort taux d’abstention. Une situation qu’il impute au gouvernement : « Même si le mal est plus profond, il est évident que l’incompétence et les balivernes du président de la République et de son gouvernement, qui s’obstine à parler de reprise dans un optimisme béat quand les Français et les entreprises se débattent pour garder la tête hors de l’eau, confine à la provocation »

Ce dernier met également en cause l’UE, coupable selon lui de vouloir trop s’étendre. « Le vote de dimanche n’est pas seulement le solde de deux ans de politique intérieure française », juge-t-il. « C’est également le résultat d’une dérive amorcée depuis déjà plusieurs années d’une Europe qui s’élargit et s’ouvre toujours un peu plus aux frontières et se délite toujours un peu plus à l’intérieur ». Et d’ajouter : « L’Europe, pensée et construite pour protéger les peuples européens contribue aujourd’hui au contraire à les exposer à tous les vents ».

Enfin, le patron de l’UMP 95 n’épargne pas la droite. « Dimanche a malheureusement montré que l’UMP n’était pas jugée comme une alternative crédible par les Français », se désole-t-il, avant de s’interroger : « Comment pouvait-il en être autrement ? L’absence de réflexion de fond et de ligne claire sur ce que doit être l’Europe, le discrédit lié aux querelles et dysfonctionnements internes mais aussi, disons le, une façon de faire de la politique qui met de côté sincérité, courage et résultats, sont autant d’explications de ce désaveu ».

Claude Bodin (UMP) : « Une nouvelle sanction pour François Hollande et son gouvernement »

De son côté, Claude Bodin, conseiller régional UMP d’Ile de France, a préféré retenir le score de l’UMP en Ile-de-France, 21,77%, qui permet à la droite de conquérir 4 sièges. Un de plus que le FN, crédité de 16,99%, qui arrive second. « A l’évidence, cette élection est une nouvelle sanction pour François Hollande et son gouvernement, ce 21 avril bis est une nouvelle preuve que lorsque la gauche est aux affaires, sa politique entraîne invariablement la monté du Front National », juge l’élu régional, qui assure que son regard « se tourne vers la rue de Miromesnil (où se trouvent les bureaux de Nicolas Sarkozy. NDLR) avec beaucoup d’espoirs et de confiance ».