Le président du Conseil général du Val d’Oise monte au créneau sur la réforme territoriale. Les annonces du président de la République François Hollande ont fait bondir Arnaud Bazin, qui dénonce « un projet qui va désorganiser profondément la sphère locale. »

Arnaud Bazin a peu goûté les annonces du président de la République concernant la réforme territoriale. Pour le président du Conseil général du Val d’Oise, « il apparaît clairement que, concernant la fusion des Régions, le pouvoir se soit adonné, dans la précipitation et sur un coin de table, à un vaste jeu de domino sans ligne directrice autre que l’arbitraire. » Le président de la République a annoncé le passage de 22 à 14 régions en France. Un arbitrage indigne pour Arnaud Bazin : « Le nouveau découpage des régions a été guidé uniquement par des marchandages de dernière minute entre grands barons socialistes, sans aucun respect de la cohérence, en affichant le plus profond mépris des territoires et de leurs habitants, déplacés comme de vulgaires pions sur la carte au gré des humeurs des uns et des autres, sans aucune forme de considération pour les réalités. »

Concernant la suppression des départements, prévue pour 2020, Arnaud Bazin s’interroge sur le devenir des compétences sociales du département : « Certaines voix s’élèvent pour dénoncer la tentation que pourrait ressentir un Etat ruiné de transférer ces politiques sur des intercommunalités que la réforme se propose dans un premier temps de remodeler. Ce serait leur inoculer un poison mortel. Les Maires doivent d’ores et déjà en prendre conscience. »

Concernant le transfert progressif de certaines compétences du Conseil général aux régions, il dénonce une phase « transitoire ». « Concernant le développement économique, priorité forte, ancienne, et reconnue du Conseil général, qui aura permis au département de faire mieux que ses voisins en termes de lutte contre les effets de la crise, cette décision de transfert à la Région est clairement annonciatrice de catastrophes. Concernant les collèges, il est légitime de s’interroger sur la pertinence d’une telle proposition. Pour le Conseil général, il aurait été préférable de conserver à la Région la compétence Enseignement Supérieur, plus stratégique, et transférer la compétence lycées au département, qui relève plus d’un aménagement de proximité du territoire. Et il suffit de regarder comment le Conseil général agit pour ses 109 collèges pour comprendre que les lycéens valdoisiens n’auraient pas perdu au change. »

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