Le député PS du Val d’Oise, Gérard Sebaoun a interpellé le gouvernement ce mardi sur le sujet des nuisances aériennes à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. A travers deux questions écrites, il s’adresse à Ségolène Royal, ministre de l’écologie et Michel Sapin, ministre des finances.

 Gérard Sébaoun a déposé deux questions écrites au gouvernement ce mardi sur le thème des nuisances aériennes à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Dans la première, le député s’adresse au ministre des finances, Michel Sapin. Il lui rappelle l’importance et la nécessité de veiller à ce que les compagnies aériennes paient les amendes infligées par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires. Il insiste notamment sur les compagnies aériennes étrangères qui ne paient que très peu leur contravention. Il propose, pour cela, d’octroyer davantage de moyen aux trésoreries, qui ne disposent pas assez de puissance pour faire pression sur les compagnies aériennes. Ces dernières préfèrent aujourd’hui payer des amendes plutôt que respecter les règles environnementales.

« L’utilisation des APU pour le roulage et la climatisation des aéronefs au sol est consommateur de kérosène, vecteur de pollution et de bruits extrêmement importants sur les plateformes aéroportuaires »

Dans sa seconde question, Gérard Sébaoun s’adresse à Ségolène Royal, ministre de l’écologie. Il demande l’arrêt de l’utilisation des moteurs auxiliaires des avions lors des déplacements sur plateforme et l’utilisation de véhicules électriques, plus respectueux de l’environnement. Le député demande également à ce que les mesures du bruit et de la pollution atmosphérique soient rendues publiques et réalisées par des organismes indépendants.

Dans sa requête, il rappelle à Ségolène Royal la nécessité de continuer à relever les recettes des taxes sur les nuisances sonores aéroportuaires afin d’aider les associations à financer l’insonorisation des riverains.