L’aéroport de Roissy va poursuivre son extension. Son PDG se prononce en faveur d’un nouveau terminal à l’horizon 2025. Augustin de Romanet dans un entretien au magazine économique La Tribune, estime que ce terminal 4 pourrait accueillir à terme entre 30 et 40 millions de passagers par an, il se situerait au nord du terminal 2E.

 Le président d’Aéroport de Paris prévoit de nombreux investissements, notamment dans le cadre de son prochain contrat de régulation (CRE  3). « Ce troisième CRE devra porter une grande attention aux questions de maintenance », précise à La Tribune Augustin de Romanet. « Nous avons à financer la mise aux nouvelles normes des équipements de sûreté pour les bagages qui justifiera un investissement de plus de 550 millions d’euros ainsi que des nouveaux équipements de tri-bagages à Charles-de-Gaulle ».

Des dépenses qui précéderont celles d’un CRE 4 (2021-2025), « qui pourrait avoir la charge très élevée de devoir financer la construction d’une première tranche du nouveau terminal 4 de Paris Charles-de-Gaulle, dont la mise en service serait prévue au milieu des années 2020 au moment où la plateforme aura atteint sa capacité maximale de 80 millions de passagers, à l’horizon 2023-2025 », selon le président d’ADP. « Ce terminal qui pourrait accueillir à terme entre 30 et 40 millions de passagers par an, se situerait au nord du terminal 2E », prévoit-il.

« Une capacité maximale d’environ 140 millions de passagers »

Interrogé sur la place restante pour construire davantage autour de Roissy, Augustin de Romanet se veut optimiste. « Moyennant des travaux très importants, on pourrait imaginer une petite extension à l’est. On arriverait à une capacité maximale d’environ 140 millions de passagers. Nous pourrions également envisager de détruire certains bâtiments pour construire de nouvelles infrastructures plus optimales », juge-t-il. Le président d’ADP tente également de rassurer sur les conséquences d’un accroissement du trafic. « Côté navigation aérienne, même à ce niveau, nous ne serions pas à un niveau de saturation de l’espace aérien tel qu’il existe à Heathrow aujourd’hui. C’est une chance pour l’attractivité de la France et notre économie ».