Cinq ans, après la mort d’Ali Ziri, suite à son interpellation par la police nationale à Argenteuil, le 9 juin 2009, ses proches se réuniront ce mercredi 11 juin à 18h au Parc des Berges de Seine. Pour l’occasion, des personnalités locales et des représentants d’Amnesty International et de collectifs de lutte contre les violences policières sont attendus.

Le cortège se rendra ensuite au lieu de l’interpellation, à l’angle des rues Jeanne d’Arc et Antonin-Georges Belin hier où une cérémonie de recueillement sera organisée, avec dépôt d’une gerbe de fleurs suivi d’un lâcher de 100 ballons blancs portant l’inscription « Ali Ziri, 5 ans après ».
Un hommage qui intervient au moment où la Cour de cassation de Paris a cassé, le 18 février dernier, le non-lieu sur la base de la remise en cause complète du travail des juges. Dans son arrêt, elle répète par 4 fois : « la chambre de l’Instruction n’a pas légalement motivé sa décision ». Une décision qui constitue une lueur d’espoir pour la famille et le collectif.

Rappel des faits :

Le mardi 9 juin 2009, vers 20h30, trois policiers d’Argenteuil, dont une femme, ont arrêté le conducteur d’un véhicule, Arezki Kerfali, un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. Ce dernier était accompagné d’un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur le siège avant du véhicule. Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d’abord demandé de sortir du véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. « Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes pas toujours très républicaines et enfin des menottes et des coups » affirmait le collectif à l’époque des faits. Les deux Algériens, alccolisés, sont alors emmenés. C’est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, se serait produit, alors que les deux hommes sont transportés à l’hôpital d’Argenteuil, toujours selon le collectif.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki Kerfali, n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l’objet d’un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu’ils étaient tous les deux menottés. L’autopsie réalisée le mercredi suivant le décès avait conclue à une fragilité cardiaque et confirmé le fort taux d’alcoolémie de la victime.

Cependant de nombreux rebondissement ont ponctué cette affaire. Des rapports venant par exemple relancer la thèse de la bavure. A l’heure acteulle aucun policier n’a été mis en cause par la justice. Un non lieu avait été prononcé en 2012.