Apprenant la mise en examen de Nicolas Sarkozy, François Scellier, député UMP de la 6e circonscription du Val d’Oise, monte au créneau pour défendre l’ancien président de la République. S’il estime que « nul n’est au-dessus des lois », il fustige « un lynchage médiatique ».

L’élu dénonce les circonstances ayant menées à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat. « Sur le fond pour autant que je le connaisse et si j’ai bien compris, nous sommes dans le cadre d’une mise en examen qui repose sur des écoutes téléphoniques établies pour un autre objet et dont la légalité est de ce seul fait contestable pour une présomption de trafic d’influence », explique-t-il. Et de mettre en cause le traitement médiatique de l’affaire : « Ce qui est désolant dans ce type d’affaires ce n’est naturellement pas que la Justice remplisse la mission que la République lui a confiée, mais qu’aussitôt on assiste dès qu’il s’agit d’une personnalité politique, à un lynchage médiatique dont on distingue tout de suite ceux qui directement ou indirectement peuvent en profiter ».

« Je sais ce que la France doit à l’engagement de Nicolas Sarkozy »

François Scellier salue le travail de Nicolas Sarkozy sur le plan économique. « Pour ce qui me concerne, député UMP-Radical, membre de la Commission des Finances de 2002 à 2012, je sais ce que la France doit à l’engagement de Nicolas Sarkozy pendant la période de crise financière énorme qu’il a fallu maîtriser ». L’élu assure en outre ne pas être hostile à l’idée d’un retour en politique de l’ancien président de la République.

« Pour l’avenir c’est à Nicolas Sarkozy de décider, selon les circonstances du moment, la place qu’il entend occuper. Quant à moi, je suis prêt à lui faire à nouveau confiance pour autant qu’il s’engage à réaliser les réformes de fond indispensables, hélas trop différées, et que les français sont prêts à accepter pour autant qu’elles soient justes, qu’elles concernent toutes les catégories et qu’elles soient précisément "dosées" au regard des capacités contributives de chacun », assure-t-il.