Alors que le Conseil Général Val d’Oise doit voter ce vendredi une nouvelle subvention en faveur de la Base de Loisirs de Cergy-Pontoise, mettant fin au risque d’une fermeture en août, Alexandre Pueyo, responsable de l’UMP Cergy, appelle à changer la gestion de la structure. « Aujourd’hui il y a trois collectivités qui gèrent la Base à part égale, c’est évidemment trop », estime-t-il.

 La crise passée autour du subventionnement de la Base de Loisirs de Cergy-Pontoise et une éventuelle fermeture en août, les tensions restent encore vives entre l’agglomération et le Conseil général du Val d’Oise, en charge aux côtés de la Région de la gestion de la structure [voir article].

Un épilogue qui ne doit pas masquer le problème de fond selon Alexandre Pueyo. « Avoir provoqué ce clash en pleine saison n’avait pas de sens. Les collectivités ne s’entendent plus mais les usagers ne doivent pas en payer le prix ! Le syndicat mixte qui gère la structure est de fait remis en cause. Après le bilan de la saison estival, les collectivités responsables devront se remettre autour de la table », juge-t-il, avant de mettre en cause l’ancienne présidente socialiste de la base, reponsable selon lui de l’état économique du site. « Investissements peu pertinents, équilibre mal maîtrisé entre partie espace naturel et espace de loisirs, déficits structurels… le bilan des années passées est loin d’être positif. De toute évidence la Présidence de Dominique Gillot (alors aussi Vice-Présidente de l’Agglomération) n’a pas été à la hauteur et laisse la structure dans de grandes difficultés ».

Et d’appeler à un changement dans le mode de gouvernance. « Aujourd’hui il y a trois collectivités qui gèrent la Base à part égale, c’est évidemment trop. Pour nous seul deux acteurs sont concernés par la gestion de la Base : la Région et la Communauté d’Agglomération ». L’UMP rappelle ainsi que « c’est au Conseil Régional d’Île-de-France de prendre la plus grande part de responsabilité dans la direction de la Base de loisirs, la gestion des 12 bases de loisirs en Île-de-France faisant parties de ses missions de service public ». Une nouvelle configuration qui n’impliquerai plus un financement du Conseil général. « Le Département ne doit être là que pour aider ponctuellement au financement d’événements exceptionnels (type festivals…) ou d’investissements particulièrement lourds », estime Aleandre Pueyo.