Branle-bas de combat à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Elle s’apprête à accueillir ce mercredi 110 réfugiés en provenance d’Allemagne. Selon les élus, il s’agirait principalement de femmes et d’enfants. L’heure de leur arrivée n’a pas été communiquée par les services de l’Etat.

Sans titreIls font route vers le Val d’Oise. 110 réfugiés, principalement Syriens et Irakiens, doivent prendre la route de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, depuis l’Allemagne. Ils doivent rejoindre le centre d’hébergement Hubert Renaud de l’équipement cergypontain. Cette arrivée est gérée par les services du ministère de l’Intérieur. Ils n’ont pas communiqué l’heure d’arrivée des réfugiés.

Les élus du territoire sont également dans l’attente, sans en savoir plus pour le moment. « La préfecture et les services de l’Etat ont vu que tout était prêt, explique Sylvain de Smet, président de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. On va faire notre job, les accueillir du mieux possible. Ils sont depuis des semaines sur la route, et ils ont besoin de repos et de se sentir en sécurité. On regarde ce qu’on peut faire avec nos activités. Il faut attendre de connaître quel type de familles viennent. La vague à surf, le golf, le petit train, on verra ce qu’on pourra leur proposer suivant leur âge. Visiblement il s’agirait de familles venant d’Allemagne, plutôt des femmes avec des enfants, on en saura plus dans les heures qui viennent. »

Le député de la circonscription, Dominique Lefebvre, attend également l’arrivée des familles. Président de l’agglomération de Cergy-Pontoise, il se réjouit que le territoire prenne sa part dans l’accueil de réfugiés. « Il était normal que nous mettions nos capacités d’accueil à disposition de l’Etat, explique-t-il. Nous allons les accueillir et les accompagner, pour la prise en charge de leurs premiers besoins et la construction de leurs itinéraires de réfugiés en France. L’enjeu c’est d’être fidèle à nos valeurs, nous avons cette tradition de ville-monde à Cergy-Pontoise et il est normal que nous soyons présents pour les accueillir. Il va falloir faciliter leur arrivée dans notre société, pour qu’ils vivent une vie normale. Ca va être l’apprentissage de la langue, l’accompagnement pour les enfants…Il fallait faire quelque chose. Nous sommes dans une forme d’urgence et nous nous adaptons. »