Dans le cadre des commémorations du 11 novembre, 500 enfants issus de 20 classes des écoles primaires de Sarcelles exposeront dans différents lieux de la ville leurs réalisations artistiques portant sur la participation des Colonies à la Première guerre mondiale. Baptisé « Ils venaient de loin », en référence au chant « C’est nous les Africains », le projet mis en place par la mairie et encadré par le Collectif Fusion.

chausures002La production collective des 500 enfants sera visible sur le parcours du défilé de commémoration du 11 novembre (cimetière, monument aux Morts) ainsi qu’à l’Espace André Malraux, où sera donné le vin d’honneur. Elle retournera ensuite dans les établissements participants pour y être exposée. A noter que les mises en couleur des enfants illustreront un livre présentant l’implication des troupes coloniales dans ce conflit, mise en écho avec l’engagement des mobilisés sarcellois. Un ouvrage qui sera offert en avril 2016 à chaque enfant ayant participé à cette action éducative et citoyenne.

 

Le Collectif Fusion présentera de son côté ses expositions « Les Colonies dans la Grande Guerre » (2008) et « Les Sentiers de la Mémoire » (labellisée par l’ONAC, 2014), construites à partir des archives familiales locales complémentées par les archives publiques, du 16 au 25 novembre, à Sarcelles-village.

 

Un travail autour des uniformes des soldats

 

La proposition du Collectif s’est orientée vers une pratique d’Art Plastique centrée sur les uniformes des unités coloniales de l’armée française en 1914, alors qu’ils sont encore marqués par l’environnement esthétique des territoires d’origine et avant que le bleu « horizon » et le kaki ne deviennent la norme. La mise en visibilité de ces uniformes, caractérisés par leurs couleurs vives et les emprunts faits aux traditions vestimentaires locales, a été réalisée grandeur nature sur papier à partir de pochoirs produits dans les ateliers du Collectif. Les uniformes des Tirailleurs Sénégalais et Annamites, des Spahis marocains et « Turcos » algériens ont ainsi été passés en revue.

 

Depuis le 9 septembre, vingt classes de la ville ont reçu pour trois séances d’une heure trente, les animateurs du projet qui s’attachaient, à leur présenter le contexte historique de la colonisation, à les guider dans la mise en couleur à la bombe-aérosol des soldats. Une photographe documentait l’action en cours de développement.