Invité ce jeudi dans l’émission Politique matin sur LCP, Philippe Doucet, député socialiste du Val d’Oise, a appelé les frondeurs à quitter le parti socialiste et monter « un Podemos à la Française », après la tentative échouée de déposer  une motion de censure de gauche.

 

Doucet 3« Cela fait longtemps qu’un certain nombre d’entre nous réfléchissent à un Podemos à la Française, ils en ont le droit, mais qu’ils le fassent ! », a lancé Philippe Doucet sur le plateau de LCP ce jeudi, en faisant référence au parti politique espagnol. Invité de l’émission Politique matin, le député socialiste du Val d’Oise s’est exprimé sur les députés frondeurs de son parti. « Je préfère qu’ils fassent de la politique plutôt que l’on fasse de la discipline. (…) Donc ils assument leur choix et ils rejoignent Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon » a déclaré le député PS.

 

Philippe Doucet a demandé « une clarification » des frondeurs. Mercredi, 28 députés socialistes ont en effet apporté leur signature en vue de déposer une motion de censure de gauche, en signe de protestation contre le passage en force du gouvernement avec l’article 49.3 au sujet de la loi Travail. Mais la motion n’a pas pu être présentée à deux signatures près.

 

Parmi les signataires socialistes, deux députés socialistes du Val d’Oise : Gérard Sébaoun et Jean-Pierre Blazy. Ce n’est pas la première fois que les deux hommes s’illustrent au sein des frondeurs socialistes de l’Assemblée Nationale.

 

Sebaoun 2014« Je n’ai pas de leçon à recevoir de Philippe Doucet !, s’emporte Gérard Sébaoun. Ce texte, je le connais, il pose de réelles difficultés et le gouvernement l’a tellement bien compris qu’il a décidé d’utilisé l’arme du 49.3, certes constitutionnelle mais qui est aussi une bombe atomique ! Le gouvernement s’est fourvoyé en utilisant le 49.3 ! Si le parti auquel j’appartiens et, c’est le seul, entend faire un procès, qu’il le fasse mais je lui souhaite bien du courage face à 30 députés ! ».

 

 

Blazy2012HD

 

 

Jean-Pierre Blazy se défend également. « J’ai le sentiment d’être plus socialiste que M. Doucet ou que d’autres. J’ai réagi en fonction de nos engagements de 2012, dans lesquels il n’a jamais été question de programmer le vote d’une loi qui remet en cause le code du travail », lance le député-maire de Gonesse. Et de conclure : « Je n’ai pas à démissionner, bien au contraire, je dois rester pour défendre les valeurs et les engagements pris en 2012 ».