Apprenant que l’un des gymnase d’Argenteuil serait réquisitionné pour l’accueil de 100 réfugiés, Georges Mothron, maire LR d’Argenteuil n’a pas caché sa colère. Dominique Lesparre, maire PCF de Bezons, dont la commune devait également recevoir 100 réfugiés au gymnase Pierre de Coubertin, estime pour sa part « que d’autres solutions auraient dû être envisagées ».

Jeudi, la préfecture du Val d’Oise a informé les villes d’Argenteuil et de Bezons que le Val d’Oise accueillerait 300 réfugiés, dont 200 sur les deux communes. Une annonce qui a fait bondir Georges Mothron, maire d’Argenteuil. « J’ai répondu un NON ferme et définitif à cette demande », assurerait jeudi l’édile sur les réseaux sociaux, avant de préciser : « Faute d’accord, le Préfet réquisitionnera un équipement public de la ville pour loger ces personnes ».

 

Il s’interrogeait alors : « Pourquoi ne pas envoyer ces personnes dans d’autres villes du Val d’Oise ? Des villes dont la santé financière n’est pas menacée ? L’Etat manque t’il de courage face à ces villes ? » Georges Mothron demandait alors « solennellement au Préfet du Val d’Oise de trouver une solution alternative ». Ce vendredi après-midi, le maire d’Argenteuil a finalement annoncé avoir obtenu gain de cause.

 


Egalement concerné, le maire PCF de Bezons, Dominique Lesparre, annonce dans un communiqué la réquisition du gymnase Pierre-de-Coubertin afin d’accueillir des réfugiés, durant les travaux de construction d’un camp d’accueil humanitaire dans la capitale. « J’estime que d’autres solutions auraient dû être envisagées (propriétés de l’Etat, casernes désaffectées, sites administratifs inoccupés…) pour accueillir dans de meilleures conditions ces familles », se désole-t-il, appelant le gouvernement à « prendre la mesure de cette crise humanitaire » et d’y consacrer « les moyens nécessaires plutôt qu’imposer aux communes une gestion improvisée et par conséquent inhumaine ».