L’opposition iranienne en exil a affiché ce samedi son soutien au peuple syrien en recevant des responsables de l’opposition à Auvers-sur-Oise. Pour les opposants iraniens, la solution à la crise au Moyen-orient passe notamment par « le renversement » du régime de Téhéran.

Maryam Radjavi opposition syrienne

La résistance iranienne et syrienne main dans la main à Auvers-sur-Oise. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), installé dans le Val d’Oise depuis la fin des années 1980, a reçu samedi 11 juin une importante délégation de représentants de l’opposition syrienne. Haitham al-Maleh, président de la commission juridique de la Coalition nationale syrienne (CNS) et Michel Kilo, membre du bureau politique de la Coalition ou encore le général Mithkal Albataish, commandant de l’ASL, se sont retrouvés dans le Val d’Oise pour échanger sur la situation au Moyen-Orient. Les deux mouvements d’opposition se sont trouvés des points communs dans la lutte contre Bachar Al Assad, mais aussi contre le régime iranien qui soutient activement Damas.

Maryam Radjavi, la présidente du CNRI, estime que la solution à la crise est de « chasser le régime des mollahs de tous les pays ». Pour l’opposante iranienne « Tant que les pasdaran (bras armé du régime iranien, ndlr) seront en Syrie, ce pays ne connaitra ni la paix ni la tranquillité. Tant que ce régime ne sera pas expulsé des négociations internationales sur la Syrie, ces négociations n’aboutiront à rien. Et tant que ce régime ne sera pas chassé de Syrie et d’Irak, la lutte contre Daech n’aboutira pas. » Les opposants iraniens d’Auvers-sur-Oise estiment en effet que « le principal moteur du maintien d’Assad est bien le régime iranien ». Un point de vue partagé par les principaux opposants syriens présents dans le Val d’Oise ce samedi.