L’État s’est engagé à investir 950 000 euros sur le département, dans le cadre de sa stratégie de lutte nationale contre la pauvreté, lancée en 2018.

Selon la Fédération des acteurs de solidarité, le Val-d’Oise fait partie des départements les plus exposés au « sans-abrisme » en France. En septembre dernier, l’Etat a annoncé l’investissement de près d’un million d’euros sur le territoire. Un financement qui s’inscrit dans le plan de lutte contre la pauvreté lancé par le président de la République Emmanuel Macron en septembre 2018.

Cet argent devrait, selon la députée Fiona Lazaar (LaREM) permettre de mieux accompagner les jeunes issus de l’aide social à l’enfance, répertorier les familles avec enfants à la rue et aider davantage les bénéficiaires du RSA. « Nous misons sur les volontés locales et souhaitons travailler intelligemment avec les acteurs de terrain, notamment à travers une contractualisation avec les départements » a expliqué l’élue de la 5e circonscription du Val-d’Oise.

Parmi les acteurs de terrain, la Fondation l’Abbé Pierre émet des réserves « importantes » sur le développement du plan de lutte contre la pauvreté dans son nouveau rapport sur le mal-logement. Elle déplore l’absence de la problématique du logement. « Une lacune assez inexplicable, alors que les dépenses (…) pèsent de plus en plus sur les ménages modestes et pauvres« , selon elle. Les foyers défavorisés consacrent 40 à 60% de leur budget mensuel pour se loger.